Le Parti républicain s'ouvre à l'idée d'une candidature de Trump

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LA CANDIDATURE DE TRUMP FAIT SON CHEMIN AU SEIN DU PARTI RÉPUBLICAIN
LA CANDIDATURE DE TRUMP FAIT SON CHEMIN AU SEIN DU PARTI RÉPUBLICAIN

par Steve Holland

HOLLYWOOD, Floride (Reuters) - L'idée d'être représentés par Donald Trump à l'élection présidentielle du 8 novembre aux Etats-Unis commence à faire son chemin parmi les cadres du Parti républicain, qui ont entamé mercredi leur réunion de printemps au lendemain de la victoire écrasante de l'homme d'affaires à la primaire de New York.

Les 168 membres du Comité national républicain (RNC) sont réunis pour trois jours dans une station balnéaire de Floride afin de faire le point sur la course à la Maison blanche et préparer l'éventualité d'une convention dite "négociée" en juillet à Cleveland.

Pourtant, au lendemain du succès éclatant de Donald Trump à New York, un nombre croissant de dirigeants républicains commencent à admettre ce que beaucoup d'entre eux redoutaient: le milliardaire pourrait bien réussir à arracher les 1.237 délégués qui lui permettront d'éviter le piège qu'ils ont tenté de lui tendre et d'être désigné dès le premier tour de la convention de Cleveland candidat républicain à la présidentielle du 8 novembre.

"Il y a un bon nombre de membres du RNC qui minimisaient ses chances de succès lorsque nous nous sommes réunis en janvier et qui constatent désormais qu'il est en train de bâtir une avance importante et qu'il pourrait au final atteindre les 1.237 avant que nous allions à la convention", a dit Steve Duprey, représentant du New Hampshire au Comité national républicain.

"Les résultats de New York constituent une victoire si écrasante", a-t-il poursuivi. "C'est impressionnant. C'est de ça que les gens parlent."

Donald Trump a remporté la quasi-totalité des 95 délégués qui étaient en jeu à New York, où il s'est imposé avec 60,5% des voix contre 25% pour John Kasich et 14,5% pour Ted Cruz. Il peut désormais s'appuyer sur 845 délégués contre 559 pour Ted Cruz et 147 pour John Kasich, d'après l'agence Associated Press.

METTRE FIN AUX HOSTILITÉS

Dans son discours de victoire, l'homme d'affaires a jugé qu'il ne pouvait plus mathématiquement être rattrapé par ses deux rivaux et il a appelé les dirigeants du Parti républicain à ne pas lui barrer la route par des jeux d'appareil.

L'objectif d'une partie de l'élite républicaine, qui n'apprécie ni sa personnalité ni ses propositions, est d'empêcher le milliardaire d'atteindre le seuil fatidique des 1.237 délégués. Au-delà du premier tour en effet, les délégués à la convention peuvent changer de candidat et le calcul des adversaires de Trump est de trouver une autre personnalité qui réunirait tous les suffrages ne se portant pas sur l'homme d'affaires.

Pour un grand nombre de cadres républicains, l'heure est venue de mettre fin aux hostilités entre Donald Trump et la direction du parti et l'homme d'affaires doit lui-même y contribuer en cessant ses attaques, en particulier contre Reince Priebus, le président du RNC.

"Je pense qu'il est temps que cette rhétorique prenne fin", a dit Jeff Essmann, président de l'antenne du Parti républicain dans le Montana.

Bob Kapel, qui représente la capitale fédérale Washington au RNC, a relevé que Donald Trump avait modéré son propos dans son allocution après sa victoire dans la primaire de New York. Cet ancien soutien de Marco Rubio, qui appuie maintenant John Kasich, souhaiterait que le calme s'installe véritablement désormais.

"Nous sommes sur le point de gagner la Maison blanche. A l'évidence, j'ai des problèmes avec lui (Donald Trump-NDLR) mais notre candidat sera notre candidat", a dit Bob Kapel.

CRUZ NE S'AVOUE PAS VAINCU

Président du parti républicain en Caroline du Sud, Matt Moore interprète comme un bon signe l'enrôlement de Rick Wiley, un vétéran du parti, dans l'équipe de Donald Trump.

"C'est un signal positif malgré l'absence générale d'échanges au cours de l'année écoulée et je crois que l'équipe de campagne de Trump, au-delà de toutes les déclarations fracassantes, reconnaît que le RNC sera un partenaire à part entière s'il est le candidat et que ce sera quasiment impossible de remporter la présidence sans avoir le RNC comme partenaire", a dit Matt Moore.

Les trois candidats encore en lice ont envoyé des émissaires au conclave du RNC pour exposer leurs projets.

Ted Cruz ne s'avoue toujours pas vaincu et refuse de laisser le champ libre à Donald Trump. Il n'a quasiment plus qu'un seul espoir d'être désigné candidat du Parti républicain: parvenir à une convention "négociée" à Cleveland et être choisi au deuxième ou troisième tour de scrutin.

"Ce qui est évident aujourd'hui c'est que nous nous dirigeons vers une convention négociée", veut croire le sénateur du Texas, qui s'exprimait en marge de la réunion du RNC. "Personne n'est en mesure d'atteindre les 1.237 délégués. Je ne vais pas atteindre les 1.237 et Donald Trump ne va pas atteindre les 1.237."

VOIR AUSSI

LE POINT sur les primaires:

LE TABLEAU des primaires:

GRAPHIQUE en anglais sur le décompte des délégués:

http://tmsnrt.rs/1Tr5O3e

(Bertrand Boucey pour le service français)

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  • mlaure13 il y a 8 mois

    Il y a longtemps qu' elle est faite chez nous...C'est un type comme ça qu'il nous faut...pour dynamiter la fourmilière de nos politicards incompétents et ver/reux...:-)))