Le parquet: pas d'élément sur un projet d'attentat de Nemmouche

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PARIS (Reuters) - Aucun élément de l'enquête sur l'enlèvement et la séquestration de quatre journalistes français en Syrie ne fait état d'un projet d'attentat de Mehdi Nemmouche en France, a indiqué lundi le procureur de Paris.

Selon Libération, Mehdi Nemmouche, accusé d'avoir tué quatre personnes au musée juif de Bruxelles en mai, avait l'intention de commettre "au moins un attentat en France", notamment à Paris lors du défilé du 14 Juillet.

Une information qui ressort, selon le quotidien, des procès-verbaux d'auditions des plaintes des quatre ex-otages, dont le Franco-Algérien Mehdi Nemmouche aurait été le geôlier officieux en Syrie, dans un ancien hôpital d'Alep transformé en prison.

"Au stade actuel des investigations, aucun procès-verbal d'audition recueilli dans un cadre judiciaire ni aucun autre acte d'enquête réalisé à la suite de l'enlèvement et de la séquestration de Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres, ne fait état d'un projet d'attentat sur le territoire national, en particulier le jour du 14 juillet à Paris", écrit le procureur François Molins dans un communiqué.

Après avoir gardé le silence depuis leur libération fin avril, deux des quatre journalistes ayant été séquestré en Syrie ont finalement indiqué au cours du week-end avoir été surveillés par Medhi Nemmouche pour le compte de l'Etat islamique lors de leur détention.

Ils se sont décidés à parler après des révélations du Monde à ce sujet, avec réticence pour l'un d'eux qui a estimé qu'il y avait "un temps pour tout" et que la divulgation d'éléments précis de l'enquête pouvait mettre en danger d'autres otages.

Selon Libération, celui qui se faisait appeler "Abou Omar" se serait targué devant eux de vouloir faire "cinq fois Merah au défilé du 14 juillet".

Disposant de ces informations, les services de police auraient redoublé de vigilance avant cette date, ajoute le journal, précisant qu'ils ont pisté "d'hypothétiques complices de Nemmouche" capables de concrétiser cette menace.

Interrogé à ce sujet sur Europe 1, l'ex-otage Didier François n'a voulu ni confirmer ni infirmer cette information.

"Très franchement, je préfère ne pas entrer dans ce degré de détail sur l'enquête en cours", a-t-il dit.

(Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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