Le "oui" timide des pilotes d'Air France au projet Transavia

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Le P-DG d'Air France, Alexandre de Juniac, est le premier à avoir dit non aux pilotes.
Le P-DG d'Air France, Alexandre de Juniac, est le premier à avoir dit non aux pilotes.

Consultés par référendum, les pilotes d'Air France viennent de dire oui à une faible majorité de 52,75 % au projet de développement de la low cost Transavia France. 80 % des 3 100 pilotes ont voté. L'accord conclu en 2007 pour la filiale prévoyait une limitation du nombre d'avions à quatorze. Sa révision pour accepter d'autres appareils a provoqué la grève de quinze jours en septembre à l'issue de laquelle la direction d'Air France-KLM n'a (presque) rien cédé. Le point de blocage majeur concernait le contrat unique demandé par le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) pour les pilotes volant à Air France comme à Transavia. Alexandre de Juniac, P-DG d'Air France-KLM, a refusé que les coûts de fonctionnement d'Air France soient transposés à Transavia. Après la grève, un accord discuté avec les syndicats est arrivé à un texte assez équilibré où les pilotes, uniquement des volontaires, qui partent travailler à Transavia, restent sous contrat Air France, mais signent avec Transavia une clause de détachement prévoyant qu'ils soient employés et payés aux conditions de la low cost. Mais ils gardent le statut Air France, ce qui est important notamment lors de la réintégration de la maison mère. Précisons que, s'ils sont copilotes à Air France, ils touchent une prime de 35 000 euros pour devenir copilote à Transavia au moins trois ans. S'ils deviennent commandants de bord (avec une hausse très confortable de salaire), il n'y...

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