Le nouvel étiquetage des produits alimentaires vivement critiqué

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Le nouveau règlement européen relatif à l'étiquetage nutritionnel entre en vigueur ce samedi. Pour ses détracteurs, le système choisi par Bruxelles manque de lisibilité.

Sel, pas «sodium». Huile de palme, pas «graisse végétale». L'Europe veut obliger les industriels à parler clair sur l'emballage des aliments mais le règlement qui entre en vigueur ce samedi est déjà dénoncé comme une occasion ratée. L'Inco, «Règlement relatif à l'information sur les denrées alimentaires», entrera en vigueur progressivement jusqu'en 2016 sur tous les produits préemballés, afin d'encadrer les mentions et valeurs nutritionnelles obligatoires. En France, le décret d'application de ce règlement a été publié jeudi au Journal officiel. «Les infractions à ces dispositions seront sanctionnées», précise le texte.

Pour la plupart des détracteurs, un feu tricolore ou tout autre code couleur aurait simplifié l'information du consommateur, mais l'idée a été écartée par les trois années de lobbying et de négociations entre la Commission à Bruxelles, le Parlement européen et l'industrie agroalimentaire. Celle-ci défend un vrai travail, «qui garantit une lisibilité renforcée et de vrais progrès, comme la mise en évidence des allergènes», juge Camille Helmer, responsable des Affaires réglementaires à l'Ania, l'association des industriels du secteur.

Elle cite la taille minimale des caractères figurant sur l'étiquette nutritionnelle, au dos du paquet ou la mise en évidence de 14 allergènes, de fait unanimement saluée. Comme la mention d'une congélation/décongélation. Elle fait également valoir les nouveaux tableaux de valeur: ceux déjà présents sur plus de 80% des emballages portaient sur les lipides, protéines, glucides et calories. Ils comporteront dorénavant aussi les teneurs en acides gras saturés, sel et sucre. Et on parlera de «matières grasses» pour être bien compris du consommateur. Chaque valeur sera exprimée pour 100 grammes ou 100 millilitres, de façon homogène.

«Vrai jeu de piste»

Pour l'ONG allemande Foodwatch, spécialiste de la dénonciation des fraudes alimentaires, «on ne sera pas mieux informé que par le passé. Ce règlement permet à l'industrie de poursuivre sur la voie des petites ruses légales bien planquées», accuse sa représentante Ingrid Kragl. «On ne sait toujours pas si les animaux sont nourris aux OGM, une demande forte pourtant», cite-t-elle. Ni l'origine de la plupart des produits - dont la viande transformée. Elle regrette que l'industrie ait refusé l'étiquette nutritionnelle sur la face des paquets, la renvoyant «en petit au dos».

Quant aux feux tricolores, pourtant plébiscités par 80% des consommateurs (étude Nutri-Net Santé de l'Inserm), mais jugés «simplistes» par l'industrie, ils auraient «favorisé la comparaison entre les marques», estime-t-elle.

Même regret de l'UFC-Que Choisir: «On réclamait un étiquetage lisible, aujourd'hui c'est un vrai jeu de piste», déplore Olivier Andrault, chargé de mission Alimentation de l'association de consommateurs. «On a plus de 40 informations chiffrées sur un paquet! Ce n'est pas au consommateur d'acquérir une expertise compliquée pour comprendre mais aux autorités d'expliquer.» Pour lui, c'est là «la grande occasion manquée du règlement Inco: tout ça pour ça, on a envie de dire».

(AFP)

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  • heimdal le lundi 15 déc 2014 à 12:26

    Il y a deux sortes de fonctionnaires :l'ambitieux et le glandeur sauf que le premier fait plus de dégâts dans la société que le second .

  • M1945416 le lundi 15 déc 2014 à 09:08

    hier soir sur M6, émission sur l'administration française, il en ressort qu'on a 25% de plus de fonctionnaires que l'Allemagne, (pourtant plus de population que nous) , que les services se tirent dans les pattes et sont moins efficace, un vendredi plus un chat a bercy , et surtout pour justifier leurs emplois, toutes ces administrations pondent des textes et règlements qui entravent et pourrissent et ruinent la vie des français … voilà la raison de nos usines à gaz

  • S816520 le dimanche 14 déc 2014 à 20:57

    lentilles, oeufs

  • S816520 le dimanche 14 déc 2014 à 20:56

    Je mange exactement comme toi combiera, je rajouterai en plus a ta liste --> riz, miel, thé vert

  • combiera le dimanche 14 déc 2014 à 20:00

    moi le seul produit préparé que j'achete c'est le pain, le formage, les boites de thon, les pâtes, le concentré de tomate, l'huile d'olive, et c'est tout, ..... surtout rien d'élaboré avec cuisson ou mélange de plusieurs produits de base .... c'est la meilleur solution pour manger des produits sains

  • heimdal le dimanche 14 déc 2014 à 11:33

    Tu es allé cherché ce chiffre ou ?Il y a largelment plus de 2 % qui regardent la composition des plats préparés .Le "huiles ou graisses végétales" est une grosse ar naque des fabricants .Si on ne veut pas d'autres Spanghero ,il faut être 10 fois plus strict .

  • faites_c le samedi 13 déc 2014 à 18:15

    Juste une question aux technocrates et aux pseudos associations censées défendre les consommateurs : quelle proportion de consommateurs regarde les étiquettes autres que celles du prix? 1 ou 2%? Donc si je comprends bien, on a pondu une usine à gaz pour 2 % maxi des personnes!!! Bravo l'efficience!