Le médiateur du conflit des taxis présente ses mesures

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LE MÉDIATEUR DU CONFLIT DES TAXIS PRÉSENTE SES MESURES
LE MÉDIATEUR DU CONFLIT DES TAXIS PRÉSENTE SES MESURES

PARIS (Reuters) - Le député Laurent Grandguillaume a présenté vendredi aux organisations de taxis et aux plateformes de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) ses propositions pour tenter de régler le conflit entre ces différents services de transport.

Cette rencontre doit être suivie d'ici une dizaine de jours d'une réunion avec les ministères concernés (Intérieur, Transports, Economie), a précisé le médiateur socialiste nommé fin janvier par le Premier ministre, Manuel Valls.

La proposition la plus importante consiste à créer un fonds de garantie pour indemniser les taxis qui se sont endettés pour acheter des licences dont le prix ne cesse d'augmenter.

Ce fonds permettrait à long terme de reprendre leurs licences pour les remplacer par des licences non cessibles, a expliqué Laurent Grandguillaume. Il pourrait être abondé par des "contributions des plateformes".

L'Etat a permis aux taxis de céder leurs plaques en 1994.

Le projet vise à apaiser la colère des taxis qui ont multiplié les manifestations en France pour dénoncer la concurrence "déloyale" des VTC, lequels ont mené à leur tour des actions contre de premières mesures gouvernementales.

La plupart des représentants des taxis ont jugé que le dispositif du médiateur comportait des avancées mais qu'il y avait encore des points de blocage et beaucoup de flou.

"On a dit à M. Grandguillaume qu'on voulait des choses concrètes. Ça fait plus de quatre ans qu'on est en train de négocier", a dit à la presse Sylla Ibraima, des Taxis de France.

"Certaines revendications ont été entendues, mais d'autres coincent, comme l'exercice illégal des applications de VTC", a expliqué Rachid Boudjema, président de l'intersyndicale des taxis des Bouches-du-Rhône.

Laurent Grandguillaume a expliqué que son objectif était de concilier la liberté d'entreprendre avec une concurrence saine. "Je pense qu'il y a de la place pour tout le monde pour travailler. Mais avec des règles qui doivent être respectées", a-t-il dit à la presse.

Les taxis dénoncent la "concurrence déloyale" des VTC et de leurs chauffeurs "à la formation réduite", "aux faibles charges" et qui n'ont "pas de licence à payer".

Laurent Grandguillaume avait déjà annoncé un renforcement des contrôles des VTC, qui ne doivent pas prendre de clients à la volée et doivent disposer un bon de réservation préalable.

Il visait plus particulièrement les Loti, ces transporteurs de groupes qui représentent une part importante des flottes de voitures des applications de VTC.

Les taxis disant ne pas voir beaucoup de changement sur le terrain, le médiateur prône la création d'outils numériques spécifiques pour rendre ces contrôles plus efficients.

Il propose également que les différents acteurs du secteur soient bien identifiés par des éléments de signalétique.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • dotcom1 le vendredi 26 fév 2016 à 16:52

    Les taxis sont désormais obligés d’accepter les cartes bancaires. Si un taxi refuse, prenez sa plaque et écrivez à la préfecture.