Le journal de guerre de Danièle Kriegel (7) : une pause et cela recommence

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Beit Hanoun, samedi 26 juillet, jour de trêve humanitaire. Trente-cinq corps ont été retrouvés dans les décombres.
Beit Hanoun, samedi 26 juillet, jour de trêve humanitaire. Trente-cinq corps ont été retrouvés dans les décombres.

Jérusalem. Dimanche matin, vingtième jour de la guerre, à 10 heures heure locale, l'information est tombée. Fin de la trêve humanitaire. L'armée reprend son offensive à Gaza. La décision a été prise en raison des nombreux tirs de roquettes du Hamas depuis ce matin vers le sud et le centre du pays. Retour à la case départ : ceux qui croyaient en l'établissement d'un cessez-le-feu progressif vont devoir déchanter. La guerre est toujours là. Il faut dire que durant les 24 heures de cessez-le-feu, elle ne nous avait pas vraiment quittés. Même si, en Israël, durant douze heures, samedi, les sirènes d'alerte se sont tues et qu'à la télévision, des programmes ont fait leur réapparition : recettes de cuisine réalisées par des "chefs", chanteurs, dessins animés pour les enfants et même des rediffusions d'extraits de la célèbre émission satirique : Eretz Neederet : "Un pays formidable". Le tout entrecoupé de reportages sur les habitants de la côte reprenant possession des plages et des centres commerciaux, du moins ceux ouverts en ce jour de Shabbat. De Gaza, il y eut aussi ces images d'un début de retour à la normale, avec des Gazaouis au marché ou bien dans de longues files d'attente devant les banques. Mais, surtout, ces scènes épouvantables de ruines à Shardjaieh, Beit Hanoun, Khan Younes. Un paysage de désolation, dans lequel des habitants, retournés sur place, tentent de retrouver quelques maigres biens. Et cette information en...

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