Le journal de guerre de Danièle Kriegel (16) : l'entre-deux

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Des soldats israéliens se retirent de la bande de Gaza le 5 août.
Des soldats israéliens se retirent de la bande de Gaza le 5 août.

Jérusalem, mardi matin, 29e jour de guerre. Il est 5 heures GMT, 8 heures, heure locale. Comme tout le monde, je retiens mon souffle. C'est l'heure de l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Soixante-douze heures durant lesquelles Israël et le Hamas se sont engagés à ne pas tirer. Personne, cette fois, ne parle de trêve humanitaire. Il s'agit bel et bien d'un arrêt des combats qui, s'il tient, sera suivi de négociations au Caire pour l'arrêt en bonne et due forme des hostilités.

Quelques minutes avant 8 heures, le Hamas a tiré des salves de roquettes sur le centre d'Israël et la région de Jérusalem, et même en territoire palestinien. Un des missiles est tombé sur Beit-Sahour, un faubourg de Bethléem. Dans le quartier de colonisation voisin, Har Homa, les habitants israéliens ont eu très peur. Ils ont bien cru que la roquette allait tomber chez eux. Rappelant les opérations précédentes, Plomb durci, Pilier de défense - et avant cela, la seconde guerre au Liban de 2006 -, tous les experts s'accordent à dire que c'était prévisible. Reste qu'à 8 heures, les Israéliens ont basculé, sans que le temps se soit arrêté, dans cet entre-deux d'une guerre pas terminée, mais sans le bruit et la fureur des armes.

Les optimistes et les pessimistes

Tiendra, tiendra pas ? C'est la question à laquelle personne, à ce stade, n'a de réponse. Au vu de tous ces cessez-le-feu qui, ces dernières semaines, se sont effondrés très peu de temps après...

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