Le frère de Bernadette Chirac habite un HLM parisien... depuis 1984

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VIDÉO - L’appartement est situé dans le Marais, où le prix d’un bien loué est supérieur à 31 euros au mètre carré. Mais moitié moins pour certains occupants de logements sociaux.

«Les habitants sont à l’abri des curieux comme des loyers onéreux», écrit Le Monde à propos d’un immeuble de logements sociaux géré par la Régie immobilière de la ville de Paris, en plein cœur du Marais (4ème arrondissement). Un immeuble où les locataires sont fidèles, puisque la plupart y habitent depuis des décennies. Parmi eux, Jérôme Chodron de Courcel, frêre de Bernadette Chirac. Mais aussi Pierre Mazeaud, ancien secrétaire d’État, et Yves Jobic, commissaire et ancien patron de l’Antigang.

«À 86 ans, les difficultés de l’organisation d’un déménagement me retiennent dans cet appartement», explique Pierre Mazeaud au Monde, tout en affirmant qu’il avait «proposé à la régie de payer un surloyer.» Quant à Jérôme Chodron de Courcel, il a bénéficié jusqu’en 2007 de deux appartements appartenant à la ville de Paris. Il a récemment accepté d’en rendre un des deux.

Dans le Marais, «les grands appartements et ceux de tailles moyennes se louent sur le marché privé à environ 31 euros le mètre carré», estime Caroline Coffre, agent immobilier chez Villaret-Saint-Paul. Ce qui représente à la location 1500 euros pour 50 mètres carrés.... Une somme que ne déboursent pas les locataires précédemment mentionnés: cela tournerait plutôt autour de 15 euros au mètre carré, soit moitié moins que les prix du marché.

Davantage de transparence depuis 2001

Comment ce genre de cas est-il encore possible? Parce qu’à l’époque où Jacques Chirac était maire de Paris, un certain nombre de proches de l’ancien président ont pu en bénéficier. Et pour certains, cette situation perdure. Au total, plusieurs dizaines de milliers de biens sont loués pour des loyers modestes à des personnes dont ni les revenus ni les ressources ne sont méticuleusement contrôlés. Une situation que l’ancien maire de Paris Bertrand Delanoë a tenté de désamorcer, dès 2001.

«Même si depuis 2001, de nombreux efforts sont faits pour tenter de moraliser davantage ce parc immobilier et l’attribution des logements sociaux, il reste toujours environ 39.000 logements dits ‘non conventionnés’ sur lesquels les bailleurs ne peuvent réaliser aucune enquête», explique au Figaro Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris chargé du Logement, qui insiste sur la nécessité de faire un «grand ménage». En 2013, 139.985 ménages ont soit renouvelé soit déposé une demande de logement social à Paris. L’année précédente, seulement 11.399 d’entre eux ont reçu une réponse favorable.

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