Le FN suspend Jean-Marie Le Pen et convoque une AG

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LE FN SUSPEND JEAN-MARIE LE PEN
LE FN SUSPEND JEAN-MARIE LE PEN

NANTERRE, Hauts-de-Seine (Reuters) - La direction du Front national a suspendu lundi Jean-Marie Le Pen de la formation et convoqué une assemblée générale extraordinaire pour le priver de son titre de président d'honneur, mais n'a pas été jusqu'à prononcer son exclusion.

L'annonce en a été faite à l'issue d'une longue réunion du bureau exécutif convoquée après des déclarations polémiques du fondateur du FN à un hebdomadaire d'extrême droite qui ont déclenché une guerre ouverte avec la présidente du parti, sa fille Marine Le Pen.

Jean-Marie Le Pen a refusé de s'expliquer devant cette instance disciplinaire, quittant le siège du parti qu'il a fondé en début d'après-midi à l'issue d'un bureau politique durant lequel il a été, selon ses propres mots, "désavoué".

"Le bureau exécutif, réuni ce jour à l’issue du bureau politique, a constaté à la majorité de ses membres la nécessité de supprimer l’article 11 bis des statuts du Front national relatif à la présidence d’honneur", a indiqué le Front national dans un communiqué.

L'assemblée générale extraordinaire, organisée dans un délai de trois mois, proposera aux militants une "rénovation plus complète des statuts" en vue de permettre au "mouvement modernisé dans son fonctionnement, perfectionné dans son organisation", d'aborder les échéances électorales dans "d’excellentes conditions".

En attendant, "le bureau exécutif a décidé, conformément à l’article 19, de suspendre le président d’honneur de sa qualité d’adhérent, jusqu’au vote de ladite assemblée générale extraordinaire", conclut le communiqué.

Par ces décisions, les dirigeants du FN cherchent à éviter que les provocations de Jean-Marie Le Pen, 86 ans, n'écornent la stratégie de "dédiabolisation" engagée par Marine Le Pen, qui a succédé à son père à la tête du parti d'extrême droite en 2011.

Tout au long du week-end, ils ont martelé le même message : Jean-Marie Le Pen ne peut parler au nom du FN et engager le parti lorsqu'il réitère ses propos sur les chambres à gaz nazies, "détail" de l'Histoire selon lui, comme il l'a encore fait mi-avril.

PAS DE CONCILIATION POSSIBLE

Cette sortie, ainsi que des propos de soutien au maréchal Pétain, ont contraint l'ancien président du FN à renoncer à briguer la présidence de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Mais il a refusé de faire profil bas lors du rassemblement traditionnel du FN du 1er-Mai à Paris en s'invitant de manière impromptue à la tribune alors qu'il avait été tenu volontairement à l'écart.

En quittant le siège du parti à Nanterre (Hauts-de-Seine), il a aussi abondé dans le sens de sa fille en assurant qu'il s'exprimait désormais en son nom et non comme dirigeant.

"Je ne parle plus au nom du Front national depuis que je ne suis plus président. Depuis quatre ans que Marine Le Pen est présidente, c'est elle qui parle au nom du Front national. Moi, je parle au nom de Jean-Marie Le Pen", a-t-il dit.

Le vice-président du FN Louis Aliot avait donné le ton des réunions de lundi en déclarant sur Sud Radio qu'il n'y a "pas de conciliation possible entre deux lignes politiques bien définies, celle que Marine le Pen incarne et qui a été adoubée par le congrès et celle de Jean-Marie Le Pen qui dit que c'est par le scandale que nous avançons."

Mais comme d'autres, et parce que Jean-Marie Le Pen est encore populaire chez des militants, il avait émis des réserves sur une éventuelle exclusion.

"Vous n'arriverez pas plus à le museler dedans que dehors, ce qui importe c'est que sa parole n'engage pas la ligne politique et le programme du Front national", a-t-il dit.

"Il est un membre du FN et doit en respecter les règles, s'il ne les respecte pas c'est lui-même qui s'exclut de la ligne politique du Front national."

La majorité des membres de la direction du FN ont souscrit à cette ligne lundi puisque le bureau politique, dont Jean-Marie Le Pen est membre, a adopté une résolution pour "désapprouver les propos tenus et répétés" par ce dernier.

"Le bureau politique (...) ne saurait accepter toutes les opinions et [considère] que le principe de responsabilité d’une formation patriotique, nationale et républicaine impose à ses cadres, dirigeants ou militants les mêmes obligations."

(Lucien Libert, Anthony Paone, avec service France, édité par Guy Kerivel)

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  • vanderl1 le mardi 5 mai 2015 à 12:53

    La stratégie du FN pour faire parler du parti réussi à merveille grâce à la bêtise des médias

  • PHMAUVE le mardi 5 mai 2015 à 11:06

    La SARL LE PEN se déchire en public, mais une chose ne change pas : c’est que ni le père ni la fille ne parle de sortir de l’UE ou de l’euro de façon unilatérale par l’article 50 http://www.upr.fr/videotheque-upr/la-sarl-le-pen-se-dechire-en-public-mais-une-chose-ne-change-pas-cest-que-ni-le-pere-ni-la-fille-ne-parle-de-sortir-de-lue-ou-de-leuro-de-facon-unilaterale-par-larticle-50

  • ref1929 le mardi 5 mai 2015 à 10:47

    Pétain, c'est pas d'actualité.

  • ref1929 le mardi 5 mai 2015 à 10:46

    Si l'ancien est pas content du parti et de sa direction, il n'a qu'a le quitter. En democratie le chef est celui qui est élu et c'est pas lui... Ceux qui ne sont pas non plus en accord avec cette decision n'ont qu'a quitter ce parti. On se demande bien pour qui ils pourront voter et avec quel parti faire des élus... Si ils veulent pas d'élus il n'ont rien à faire dans un parti et bon débarda.

  • mucius le mardi 5 mai 2015 à 10:20

    Je n'ai rien contre l'évasion fiscale pour échapper au racket légal. Simplement Cahuzac chef du racket aurait dû au moins avoir la décence d'être conforme à son discours ou de ne pas être ministre du budget de la REPUBLIQUE, vous savez celle du front REPUBLICAIN. Je considère Cahuzac comme représentatif de la république française au même titre que son pote DSK! C'est ça les valeurs de la République!

  • ref1929 le mardi 5 mai 2015 à 09:51

    rien a voir avec les idées du FN... alors tout ce cirque entretenu et monté en épingle par les medias, n'interesse que ceux qui n'ont rien a dire sur les vrais problemes du pays et prefere le cancan au discours politique.de fond.

  • M2687570 le mardi 5 mai 2015 à 09:33

    ils ont fait plus fort que tous les autres réunis en 50 ans !

  • jean-648 le mardi 5 mai 2015 à 09:30

    M448497 Quand c'est Cahuzac qui fait cela c'est un traite à la nation et il mérite l'échafaud, quand c'est JMLP c'est un scandale de le dire, la faute aux journalistes, à mort les journalistes. C'est sans doute sa fille qui a lâchée le morceau, attendons maintenant les révélation du pére, il doit avoir quelques dossiers compromettant sur sa fille, comme tout politique qui se respecte. Je suis heureux de voir que vous êtes un vrai démocrate......

  • ref1929 le mardi 5 mai 2015 à 09:29

    "les lepen manipulent les medias" ? je dirais plus que les media entretiennnt les conflits espérant affaiblir le FN. A croire que certains n'ont aucun sens du décryptage médiatiques... Et que la presse et les autres partis ne parlent pas du chomage c'est pas une nouveauté car cela n'est pas la priorité de cette caste car incompétent dans ce domaine ...

  • jmwarez le mardi 5 mai 2015 à 09:06

    les lepen manipulent les medias pour qu'on parle d'eux !et les médias plongent comme des débutant MERCI DE ne plus parler d'eux. C'est des gamins dans une cour d'école maternelle. et pendant ce temps la, pas de solution anti chômage ....