Le FN presse deux fidèles de Jean-Marie Le Pen de démissionner

le , mis à jour à 16:46
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LE FN PRIE DEUX PROCHES DE JEAN-MARIE LE PEN DE DÉMISSIONNER
LE FN PRIE DEUX PROCHES DE JEAN-MARIE LE PEN DE DÉMISSIONNER

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen a profité du défi lancé par Bruno Gollnisch et Marie-Christine Arnautu, qui se sont affichés dimanche avec son père Jean-Marie Le Pen, pour pousser les derniers fidèles du co-fondateur du parti vers la sortie.

Le bureau politique a sommé lundi les deux députés européens de démissionner des instances du FN, à savoir le bureau politique pour Bruno Gollnisch et le bureau politique et le bureau exécutif pour Marie-Christine Arnautu, vice-présidente.

Dans un communiqué, le bureau politique "constate le caractère inacceptable de la participation de membres du Conseil d’administration du Front National à une manifestation politique réunissant un grand nombre d’organisations et de personnalités violemment hostiles au Front National".

"Des critiques virulentes ont été formulées à l’égard du Front National, de sa ligne politique et de sa présidente", ajoute-t-il.

La semaine dernière, Marine Le Pen avait prévenu les derniers fidèles de son père, exclu du parti en août 2015, qu'ils devraient choisir leur camp le 1er mai et que ceux qui célébreraient Jeanne d'Arc place des Pyramides aux côtés du patriarche passeraient en commission de discipline.

Or, Bruno Gollnisch et Marie-Christine Arnautu, ainsi que Mireille d'Ornano, députée européenne, sont montés à la tribune dimanche matin aux côtés de Jean-Marie Le Pen, âgé de 87 ans.

Ils ont pu écouter celui qui reste président d'honneur du FN fustiger la "diabolique stratégie" de "dédiabolisation" mise en oeuvre par sa fille et qui la conduira, selon lui, vers la défaite à la présidentielle de 2017, peut-être même au premier tour.

Marine Le Pen avait déposé au même moment une gerbe sous une autre statue de Jeanne d'Arc, place Saint Augustin, afin d'éviter de croiser le fer avec son père, qui lui a reproché d'avoir renoncé au défilé en l'honneur de l'héroïne.

Ce défilé a été remplacé par un défilé "patriote" qui a rassemblé plus de 2.000 cadres et militants du parti porte de la Villette à Paris.

Ce changement de formule a été justifié par des raisons de sécurité après des menaces de l'Etat islamique (EI) visant le FN. Mais il s'agissait surtout d'éviter que Jean-Marie Le Pen ou des groupes d'extrême droite ne troublent le défilé.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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