Le FN juge quatre à cinq régions gagnables, dit Philippot

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LE FN JUGE QUATRE À CINQ RÉGIONS GAGNABLES
LE FN JUGE QUATRE À CINQ RÉGIONS GAGNABLES

par Gérard Bon

PARIS (Reuters) - Le Front national, qui s'estime porté par la conjonction des crises économique, agricole et migratoire, ambitionne de gagner quatre à cinq régions en décembre, pour le dernier scrutin avant la présidentielle, dit Florian Philippot, le numéro deux du FN.

Le vice-président du FN appelle dans le même temps, dans une interview à Reuters, les têtes de liste, en particulier du parti Les Républicains (LR), à dire "solennellement" avant le premier tour si elles envisagent une fusion avec les pistes socialistes pour faire barrage à la formation d'extrême droite.

De nombreux responsables socialistes, à l'exception de Christophe Caresche, proche du Premier ministre Manuel Valls, ont rejeté lundi cette idée.

"Mais ce n'est pas parce qu'il y a des dénégations que la messe est dite", estime Florian Philippot. "On appelle solennellement les Républicains à se prononcer là-dessus. Il faut qu'ils prennent un engagement avant le premier tour devant les électeurs, sinon, c'est une tromperie", dit-il.

"Ce sera un grand sujet. Est-ce qu'il y aura, comme d'habitude, d'une manière plus éclatante que jamais, la sainte alliance LRPS?", demande-t-il.

Sur la lancée de sa victoire aux victoire aux européennes de 2014 et ses bons scores aux départementales, le FN fait le pari que la crise provoquée par l'exclusion de Jean-Marie Le Pen ne l'a pas affecté et compte poursuivre sa progression.

"Nous pensons qu'il y a quatre ou cinq régions gagnables", sur treize, déclare le vice-président du parti, citant Provence-Alpes-Côte d'Azur, Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Alsace-Champagne-Lorraine, Franche-Comté-Bourgogne et peut-être la région Midi-Pyrénées-Roussillon.

"UN APPEL D'AIR VERS NOUS"

Le parti d'extrême droite mise particulière sur la région Nord-Pas-de-Calais où Marine Le Pen a pris le risque de conduire la liste FN, au risque, en cas d'échec, d'enrayer sa dynamique en vue du scrutin présidentiel. Et sur la région Paca, où la bataille est menée par la députée Marion Maréchal-Le Pen.

A trois mois des régionales, de récents sondages semblent confirmer la capacité de progression du FN.

"Les électeurs ont le sentiment que cette conjonction de crises économique, agricole, migratoire donne raison au Front national et crée incontestablement un appel d'air vers nous", souligne Florian Philippot.

Pour le numéro deux du FN, le scrutin sera marqué par "des thématiques régionales" que son parti mettra en avant, mais il y aura aussi "une dimension nationale extrêmement forte".

"Parce que c'est la dernière élection avant la présidentielle, parce que du fait de la réforme territoriale, les gens ne comprennent plus les limites des régions, des compétences, et parce qu'il y a une telle conjonction des crises que ça nationalise le scrutin", dit-il.

Le député européen insiste sur l'effritement continu de l'ex-UMP présidée par Nicolas Sarkozy "qui est infiniment moins solide que ses résultats aux élections départementales n'ont pu le laisser penser".

"Il y a une grande fragilité. Une fragilité idéologique et la fragilité d'un parti qui veut à tout prix cacher qu'il est totalement en accord avec le PS et le gouvernement sur tous les sujets, l'Europe, l'immigration, la politique économique.

"Tout ce temps et cette énergie consacrés à essayer de masquer cette collusion avec le PS ne l'aide pas à travailler sur le fond. C'est toute la différence avec le Front national qui, pendant ce temps-là, avance", ajoute-t-il.

(Edité par Yves Clarisse)

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  • bigot8 le lundi 14 sept 2015 à 18:53

    inchallah