Le djihadisme écolo, bientôt près de chez vous ?

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Manifestation contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes le 6 février 2016. Selon Éric Denécé, on observe dans la ZAD les premiers signes annonciateurs d'une radicalisation croissante.
Manifestation contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes le 6 février 2016. Selon Éric Denécé, on observe dans la ZAD les premiers signes annonciateurs d'une radicalisation croissante.

Dans un ouvrage baptisé Écoterrorisme, altermondialisme, écologie, animalisme, de la contestation à la violence, Éric Denécé et Jamil Abou Assi s'inquiètent de l'apparition de mouvements écologistes radicaux en France. Interview.

Le Point.fr : Qu'est-ce que l'écoterrorisme ?

Éric Denécé : Il faut bien distinguer les écologistes des écoterroristes. Les premiers travaillent avec le système politique, alors que les seconds considèrent qu'il faut détruire la civilisation telle que nous la connaissons pour sauver la planète. L'écoterrorisme, c'est des actes violents comme des sabotages, des incendies ou des attentats à la bombe justifiés par des positions extrêmes sur des problèmes environnementaux et les droits des animaux. Le but est d'infliger des dommages économiques, matériels, voire psychologiques et physiques à ceux qui profitent de l'exploitation de l'environnement ou qui contribuent à sa destruction.

Ainsi, vous craignez que l'activisme écologiste vire au terrorisme ?

Il se trouve que l'écoterrorisme existe déjà au niveau mondial à travers des mouvements comme l'Animal Liberation Front (ALF) ou l'Earth Liberation Front (ELF), qui pratiquent beaucoup d'opérations de sabotage. En France, l'écoterrorisme n'en est qu'au stade de l'hypothèse sérieuse, structurée...

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  • jbellet il y a 9 mois

    Inquiétant. .