Le crowdfunding immobilier, comment ça marche?

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FAIS-MOI UN DESSIN - Les particuliers peuvent acheter un appartement à plusieurs ou cofinancer un promoteur immobilier via le financement participatif. Mode d’emploi et mises en garde en dessins…

Le financement participatif ou crowdfunding est à la mode. Comme pour financer un film, la restauration d’une œuvre d’art ou une start-up, il est désormais possible de participer à la construction d’un immeuble ou d’acheter un appartement à plusieurs. Les nombreux sites spécialisés dans l’immobilier qui ont eu vu le jour ces derniers mois proposent des modes d’investissement bien distincts.

Dans le premier cas, les internautes cofinancent des promoteurs pour qu’ils puissent lancer leur opération immobilière. Une fois l’immeuble construit, les investisseurs sont censés récupérer leur capital et des intérêts alléchants généralement compris entre 7 % et 12 % par an. Les Français aimant la pierre, de nombreux particuliers se laissent aujourd’hui séduire par ces belles rémunérations. Mais gare aux risques importants que les sites oublient souvent de mentionner. Tout retard de chantier réduira les taux d’intérêts promis. Et si finalement l’opération ne se fait pas, l’épargnant risque de perdre sa mise. Avant de se lancer dans une telle opération, il est indispensable de vérifier la solidité du promoteur ou encore l’emplacement de l’immeuble.

L’autre concept du crowdfunding immobilier consiste à acheter une partie d’un bien immobilier qui sera ensuite loué. En juillet dernier un site, s’est offert un coup de pub en proposant aux internautes d’acheter l’Élysée. Rien de moins. Le principe d’investissement est assez simple en théorie. Les investisseurs participent à l’achat collectif en misant s’ils le veulent des montants faibles. Une fois le logement loué, ils touchent chaque année des intérêts élevés, du moins sur le papier. Mais cette forme d’investissement immobilier peut être elle aussi très risquée.

Tout d’abord, il faut s’assurer que l’appartement est bien situé et pourra être loué. De plus, le gendarme de la Bourse, l’Autorité des marchés financiers (AMF), a mis en garde les épargnants contre les montages financiers sous forme de Société civile d’investissement (SCI), de sociétés en nom collectif (SNC) ou des sociétés en participation (SEP), qui en cas de problème pourraient leur faire perdre leur chemise. Sans qu’ils le sachent, les investisseurs sont en effet responsables des dettes de la société sur leur patrimoine personnel, au-delà même des sommes investies.

Il est encore trop tôt pour savoir comment va évoluer le crowdfunding immobilier. Mais, avant de se laisser tenter, il est indispensable de prendre des précautions.

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