Le crépuscule des trains de nuit

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Cary Grant enlaçant Eva Marie Saint à bord du New York-Chicago dans La Mort aux trousses d'Alfred Hitchcock (1959).
Cary Grant enlaçant Eva Marie Saint à bord du New York-Chicago dans La Mort aux trousses d'Alfred Hitchcock (1959).

Terminus pour les trains de nuit entre la France et l'Allemagne. Dans l'indifférence générale, la compagnie des chemins de fer allemande Deutsche Bahn - l'un des plus grands opérateurs de train de nuit - jette l'éponge et annonce la fin imminente de plusieurs liaisons nocturnes, dont celles avec Paris. À partir de décembre 2014, il sera impossible d'embarquer depuis la gare de l'Est pour Berlin, Hambourg ou Munich à bord de l'un des très confortables wagons rouge et blanc. Au total, ce sont plus de 20 millions d'euros de pertes cumulées qui auraient poussé la compagnie à renoncer à ces liaisons. Le journaliste Keith Fender, qui a révélé cette information dans l'International Railway Journal, assure que "si les trains de nuit ne sont pas encore en fin de parcours, ils sont de plus en plus difficiles à rentabiliser. Les opérateurs doivent ainsi non seulement couvrir les coûts d'une équipe plus nombreuse que pour un train diurne, mais ils doivent aussi utiliser des wagons spéciaux avec couchettes qui ne peuvent circuler de jour." L'une des raisons d'ailleurs invoquées par la Deutsche Bahn est que ses wagons datent des années 1960-70 et ne sont pas assez rentables pour être remplacés. Plombé par ces coûts, le train de nuit a, a priori, peu d'avantages économiques à opposer au low cost aérien, qui a connu un boom depuis le début des années 2000. Sur les vols Paris-Berlin, easyJet remplit ainsi ses carlingues de fêtards fauchés -...

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