Le coût des maisons de retraite varie du simple au double

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La Cour des comptes pointe des problèmes de gestion dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes et ceux accueillant les personnes handicapées.

Il faut revoir la gestion des maisons de retraite et des établissements d'accueil des personnes handicapées, prévient la Cour des comptes dans un référé commandé par la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine et publié ce lundi. Et pour cause, «on observe une forte dispersion des coûts à la place entre établissements de même nature», que rien ne justifie, relèvent en effet les experts comptables de l'État.

Les coûts de ces établissements, tels qu'ils découlent des crédits publics qui leur sont alloués, varient de plus du simple au double! En Midi-Pyrénées, le tarif des soins en maisons de retraite évoluait ainsi en 2012 de 10.302 euros la place à plus de….271 euros, à prestation comparable. En Gironde, le coût de la place variait, pour les foyers de vie, de 31.938 euros à plus de 65.500 euros! Au total, les crédits publics alloués aux établissements d'hébergement pour personnes âgées et pour handicapés s'élèvent à 24 milliards d'euros (11 milliards pour les premiers, 13 milliards pour les seconds).

Si les coûts sont à ce point disparates, c'est à cause du mode de rémunération des établissements. «La lourdeur et les carences du système (…) tendent à la reconduction à peine aménagée de coûts de gestion historiques», analyse la Cour des comptes. La forte disparité ne s'explique ainsi que par «le caractère historique de la tarification» pratiquée dans tel ou tel établissement. En clair, les moyens alloués l'année passée sont simplement reconduits.

Une réforme jamais appliquée

En réalité, les réformes prévues par la loi de financement de la sécurité sociale de 2009 n'ont jamais été appliquées… faute de décrets d'application. Le gouvernement entend bien remettre le sujet sur la table, mais seulement dans le cadre d'une deuxième loi vieillissement -la première est en cours d'examen au Parlement. Ce second volet ne sera élaboré, si les moyens financiers de l'État le permettent, qu'en deuxième partie de quinquennat. Autant dire que les risques sont grands que ce texte ne voie jamais le jour.

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