Le conflit à Gaza pose un défi à l'économie israélienne

le
0
L'ÉCONOMIE ISRAÉLIENNE POURRAIT PÂTIR DU CONFLIT À GAZA
L'ÉCONOMIE ISRAÉLIENNE POURRAIT PÂTIR DU CONFLIT À GAZA

JERUSALEM (Reuters) - Le conflit qui dure depuis plus d'un mois dans la bande de Gaza fait peser des risques sur l'économie d'Israël même si des secteurs essentiels paraissent protégés.

Certains pans de l'activité, notamment les technologies de pointe ou l'industrie pharmaceutique, sont peu affectés par les hostilités et les capitaux étrangers continuent de s'y investir malgré les appels au boycott lancés par le mouvement palestinien BDS (boycott, désinvestissement, sanctions).

Le conflit à Gaza n'en renforce pas moins le risque de voir Israël être engagé dans des conflits à répétition entraînant une flambée des dépenses militaires, gonflant la dette et mettant à mal les finances publiques, font valoir les observateurs.

"L'une des choses auxquelles nous réfléchissons est l'impact à long terme des dépenses militaires", explique Paul Gamble, de l'agence de notation Fitch, qui a estimé la semaine dernière qu'Israël n'atteindrait pas ses objectifs en matière de réduction du déficit public, notamment en raison de son refus de réduire son budget de la défense.

"Quant aux investisseurs étrangers, ils ne peuvent que se demander s'ils vont être confrontés régulièrement au fil des ans à des conflit de cette amplitude", ajoute-t-il.

Les perspectives économiques s'assombrissent en outre en raison d'une chute de la demande intérieure qui a conduit la banque centrale à réduire ses taux d'intérêt pour tenter de relancer l'activité.

"Il y a eu un ralentissement de l'économie avant même le conflit à Gaza en raison d'une baisse de la demande intérieure et des exportations", explique Luis Costa, responsable des changes et de la politique de taux pour l'Europe, le Proche-Orient et l'Afrique chez Citibank.

"Le secteur privé réclame des mesures de soutien (...) et on note davantage de prudence envers Israël de la part des investisseurs étrangers", ajoute-t-il.

La trêve dans la bande de Gaza expire ce mercredi à 21h00 GMT et l'absence apparente de progrès dans les négociations indirectes au Caire entre Israéliens et Palestiniens fait craindre une reprise des hostilités.

Depuis le déclenchement le 8 juillet de l'opération "Bordure protectrice" par Israël pour mettre fin aux tirs de roquettes en provenance de Gaza, 1.945 Palestiniens ont été tués, dont une majorité de civils, selon les services de secours.

(Luke Baker, Patrick Vignal pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant

Partenaires Taux