Le CNC veut plafonner les cachets des stars du cinéma

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VERS UN PLAFONNEMENT DES CACHETS DES STARS DU CINÉMA
VERS UN PLAFONNEMENT DES CACHETS DES STARS DU CINÉMA

PARIS (Reuters) - Le Centre national du cinéma a décidé de conditionner son aide aux films français au montant des rémunérations des acteurs, réalisateurs et scénaristes afin d'encadrer les cachets des stars françaises, révèlent jeudi Les Echos.

Une résolution a été adoptée en ce sens vendredi dernier par le conseil d'administration du CNC, selon le quotidien.

Le CNC n'était pas joignable dans l'immédiat.

Concrètement, si la rémunération fixe d'une vedette dépasse d'un certain pourcentage le coût de production du film, le producteur ne pourra disposer des aides du CNC.

Pour les films d'un budget compris entre 7 et 10 millions d'euros, la rémunération maximale ne pourra pas dépasser 5% du devis. Pour les budgets supérieurs, la rémunération maximum est fixée à 990.000 euros.

Cette mesure vise à lutter contre l'inflation des cachets des stars françaises observée depuis 2010, soulignée par le rapport remis au début de l'année par René Bonnell sur le financement du cinéma français.

Le producteur Vincent Maraval, l'un des fondateurs de la société de distribution de films Wild Bunch, avait ouvert le débat en décembre 2012 dans une tribune virulente dans Le Monde intitulée "Les acteurs français sont trop payés !"

Il dénonçait notamment les rémunérations de Dany Boon, recordman du nombre d'entrées pour un film français avec "Bienvenue chez les Ch'tis" (2008, plus de 20 millions d'entrées).

"Le fameux système d'aide du cinéma français ne profite qu'à une minorité de parvenus", écrivait-il.

Le système de financement du cinéma français, unique au monde, combine l'avance sur recettes, les aides régionales, aux obligations de financement des chaînes de télévision.

Le CNC prélève 10,7% du prix de chaque billet d'entrée et redistribue cet argent en cofinançant des films, dont les films d'auteur en mal de budget. La direction de la concurrence de la Commission européenne y voit une subvention indirecte aux industries techniques.

(Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

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  • klein44 le jeudi 4 déc 2014 à 12:18

    on ferai mieux de plafonner les emoluments et retraites des parlementaires et fonctionnaires et politiques avant de toucher à la remuneration DE CEUX QUI TRAVAILLENT

  • 44658202 le jeudi 4 déc 2014 à 12:00

    Cela me paraît sain et évite de faire payer aux contribuables des salaires astronomiques. Mieux vaut donner cet argent public aux entrepreneurs.

  • voeuxplu le jeudi 4 déc 2014 à 11:40

    Bravo, bonne mesure! Pourquoi subventionner si de telles sommes sont captées par 1 ou 2 stars... En revanche on peut envisager des avances remboursables sous conventions pour faciliter l'arrivée de jeunes réalisateurs/producteurs sinon nous aurons un cinéma lissé au fil des ans. Dito Oséo/Anvar pour les jeunes entreprises...