Le cardinal Barbarin parle d'erreurs dans la gestion de prêtres

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LE CARDINAL PHILIPPE BARBARIN RECONNAÎT DES ERREURS DANS LA GESTION DES PRÊTRES
LE CARDINAL PHILIPPE BARBARIN RECONNAÎT DES ERREURS DANS LA GESTION DES PRÊTRES

PARIS (Reuters) - Le cardinal Philippe Barbarin, accusé par des victimes d'actes pédophiles commis au sein de l'Eglise d'avoir tardé à réagir, a reconnu lundi "des erreurs dans la gestion et la nomination de certains prêtres", lors d'une réunion du diocèse de Lyon.

Des enquêtes portant sur des faits remontant à plusieurs années ont récemment ébranlé le diocèse, conduit à l'ouverture d'une procédure pour non dénonciation de crimes et fragilisé la position de l'archevêque, lequel se défend d'avoir couvert toute agression sexuelle.

"Le cardinal a notamment reconnu que le diocèse avait commis des erreurs dans la gestion et la nomination de certains prêtres", peut-on toutefois lire dans un communiqué du diocèse publié après une réunion à laquelle ont participé 220 prêtres.

Aucune précision n'est donnée sur la nature de ces "erreurs".

"Le cardinal a rappelé l’importance, pour les victimes d’abus sexuels commis par des clercs, de voir reconnu leur droit à la vérité et à la justice", peut-on également lire.

Philippe Barbarin "a également souligné la confiance que portait le diocèse dans la justice, pour faire toute la vérité dans les différentes affaires dont elle est saisie".

Lors de cette journée d'échanges, les prêtres ont discuté des mesures à prendre pour prévenir de nouveaux cas, notamment une meilleure formation, un meilleur accompagnement et la définition de nouveaux critères de nomination.

La principale affaire qui secoue le diocèse de Lyon a démarré avec une enquête visant le père Bernard Preynat, aujourd'hui âgé de 70 ans, accusé d'actes de pédophilie sur des scouts et mis en examen en janvier dernier.

Les faits dénoncés par un groupe de scouts de Sainte-Foy-les-Lyon remontent aux années 1970 à 1990 mais seuls les plus récents, commis à partir de 1986 et qui échappent à la prescription, ont été retenus par la justice.

Fin mars, l'enquête préliminaire pour "non dénonciation d’atteintes sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans et mise en péril d’autrui" a donné lieu à une perquisition à l'archevêché de Lyon.

Cette affaire a réveillé d'autres dossiers en sommeil.

Au début du mois, le parquet de Lyon a ainsi rouvert une enquête pour des faits d'agression sexuelle présumés visant un autre prêtre du diocèse, accusé d'attouchements dans les années 1990 par une jeune femme aujourd'hui trentenaire.

(Simon Carraud, édité par Emmanuel Jarry)

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  • cosack il y a 7 mois

    Il y a donc bien une "gestion" des pédophiles. Terrifiant.