Le bouddhisme selon Matthieu Ricard #3 : la recherche de la vérité

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Le Bouddha soutient l'idée qu'il faut aller au-delà de notre propre prisme visuel, de notre propre construction de la réalité, pour atteindre l'ultime vérité.
Le Bouddha soutient l'idée qu'il faut aller au-delà de notre propre prisme visuel, de notre propre construction de la réalité, pour atteindre l'ultime vérité.

La « troisième noble vérité » enseignée par le Bouddha, autrement dit sa troisième leçon, consiste à reconnaître qu'il est possible de remédier à la souffrance des êtres. Celle-ci n'est ni imposée par une entité extérieure ni le fruit du hasard. Selon le Bouddha, la souffrance trouve son terreau dans l'ignorance. Comment la dissiper ? Pour répondre à cette question, Matthieu Ricard, docteur en génétique cellulaire et moine bouddhiste tibétain [branche particulière du bouddhisme, NDLR], insiste d'abord sur la véritable définition de l'ignorance : « Il s'agit d'une erreur, d'une distorsion de la réalité. Et ce n'est pas quelque chose qui existe en soi. Il est dit dans le bouddhisme qu'un moment de lumière peut dissiper des millions d'années de ténèbres. »

Mais qu'est-ce qui déforme alors notre vision du monde ? La réponse est dans la question : notre propre perception des phénomènes qui nous entourent. Le Bouddha soutient donc l'idée qu'il faut aller au-delà de notre propre prisme visuel, de notre propre construction de la réalité : il faut aller chercher la « vérité ultime » des choses. « Cette démarche nous fait comprendre que les phénomènes sont dénués d'existence propre, explique Matthieu Ricard. Rien n'existe en soi et par soi. Tout, dans le monde de la manifestation des phénomènes, n'apparaît qu'en relation les uns avec les autres. Les choses surviennent en raison...

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