Le billet de 500 euros, le talbin des ripoux

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L'an dernier, le nombre de coupures de 500 euros déposées dans les banques transalpines a été cent fois plus élevé que le nombre de coupures émises dans la péninsule.
L'an dernier, le nombre de coupures de 500 euros déposées dans les banques transalpines a été cent fois plus élevé que le nombre de coupures émises dans la péninsule.

C'est une mystérieuse génération spontanée de billets de 500 euros qui a pris le chemin des banques italiennes. En 2014, les banques transalpines ont reçu en dépôt 100 fois plus de billets de la plus grosse coupure de la zone euro que ce qu'elles en avaient distribué à leur clientèle. Sur cinq ans, les dépôts représentent 88 millions d'unités contre les 12,7 millions de billets de 500 euros mis en circulation, une différence de 37 milliards d'euros... Un mystère qui alimente la mauvaise réputation du billet violet accusé d'être, pour son faible encombrement, la monnaie de référence de l'argent noir. Vingt mille euros tiennent en effet dans un paquet de cigarettes, cinq cent mille euros dans une boîte de sucre de supermarché, six millions dans un petit sac de voyage, dix millions dans une boîte carrée de 50 cm sur 50, etc. Une aubaine pour les passeurs de devises.Tous comptes faits, l'afflux de billets de 500 euros dans les banques est dû à plusieurs facteurs. Tout d'abord à une législation qui interdit désormais les transactions en liquide de plus de 1 000 euros entre les particuliers. Deuxièmement à la difficulté de les écouler dans les circuits commerciaux traditionnels. Les épargnants préfèrent donc affronter les foudres de l'administration - les instituts de crédit sont obligés de transmettre à la banque d'Italie tous les dépôts suspects de grosses coupures d'une valeur supérieure à 15 000 euros - plutôt que de laisser...

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