Le b½uf irlandais séduit les meilleures tables françaises

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Pour exporter sa viande de bœuf en France, leader européen, le pays du trèfle a préféré miser sur le haut de gamme.

En Irlande où l'herbe pousse presque toute l'année, on compte plus de vaches que d'habitants: 6,7 millions de bêtes pour 4,5 millions d'humains. Le marché intérieur étant trop étroit pour absorber autant d'animaux, ce pays a fait du bœuf son cheval de bataille pour ses exportations agricoles. «90% de notre viande de bœuf est vendue à l'international dont 50% au Royaume-Uni et 10% en France, notre deuxième client à l'international», se félicite Noreen Lanigan, directrice en France de Bord Bia. Des termes gaéliques qui signifient organisme public de promotion de l'industrie agroalimentaire.

En jouant sur la carte de la qualité et de la traçabilité après le scandale des farines animales en 1996 qui ont jeté le discrédit sur la viande de bœuf, l'Irlande a su conquérir des marchés difficiles comme l'Hexagone, leader européen dans ce domaine. Les exportations de hereford et d'angus, les deux races phares irlandaises, y ont ainsi augmenté de 22% sur les dix dernières années. La raison de ce succès? L'Irlande n'est pas venue concurrencer frontalement les géants tricolores de la viande comme Charal ou Rozé, mais a ciblé l'excellence française: les tables des grands chefs étoilés pour se faire apprécier des consommateurs.

Un revenu de 2,4 milliards d'euros

«Comme d'autres, j'ai été conquis par la qualité, la tendreté et le grain exceptionnel de cette viande», commente Christophe Schmitt, chef de cuisine du restaurant Le Diane, une étoile au Michelin. «Plus de la moitié du bœuf irlandais importé en France va dans la restauration haut de gamme, précise Jean Denaux, boucher négociant spécialisé dans l'importation de bœuf irlandais. Le reste va dans les rayons des magasins spécialisés ou les plats préparés.»

Les exportations de bœuf représentent un revenu de 2,4 milliards d'euros dans la balance commerciale du pays du trèfle. Celui-ci a affiché l'an dernier un taux de croissance de 7,8% après avoir traversé une crise économique sans précédent moins de dix ans auparavant.

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