La villa de Benito Mussolini à vendre pour renflouer la Grèce

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La villa du dictateur italien fait partie des 80.000 propriétés à vendre afin que les créanciers de la Grèce puissent rassembler la moitié des 50 milliards d'euros du plan de privatisation.

Construite en 1936, lorsque le dictateur italien Bénito Mussolini contrôlait les îles du Dodécanèse, il fît construire une villa en haut d'une montagne qui porte le nom du prophète Elijah. Elle devait permettre à l'époque à Mussolini d'y passer ses vacances, mais aussi d'y écouler ses vieux jours... Mais son exécution en 1945, dans le village de Giulino di Mezzagra, a quelque peu contrecarré ces plans. Aujourd'hui vide et abandonnée, la villa a été mise en vente par le Fonds de privatisation grec (HRADF), a annoncé le journal grec Kathimerini. Ce fonds est chargé de réduire la dette du pays en revendant des biens dont l'État est propriétaire.

L'objectif de cette vente: relancer l'industrie immobilière et le tourisme du pays. La villa abandonnée n'est d'ailleurs pas le seul bien concerné. L'État a également mis en vente d'autres propriétés désormais inhabitées, ainsi que trois hôtels de luxe et treize autres domaines à louer, et cela pour une durée allant de 59 à 99 ans.

Dès 2010, le scénario de vendre des îles pour renflouer la dette avait été évoqué. «La Grèce possède des bâtiments, des entreprises et des îles inhabitées, qui pourraient tous être utilisés pour résorber la dette», avait suggéré à l'époque le député allemand Josef Schlarmann. Mais cette idée avait été immédiatement mise de côté par le premier ministre grec de l'époque Georges Papandréou. Aujourd'hui, cette résistance publique à vendre les biens de l'Etat commence à faiblir. L'État grec a mis en vente pas moins de 80.000 propriétés, dont un château à Corfou, une ancienne base militaire américaine en Crète et un immeuble historique de l'ambassade grecque à Washington.

«Il y a eu un réel changement de comportement chez les investisseurs locaux ainsi qu'à l'échelle mondiale», a expliqué au journal Kathimerini Andreas Tarpanzis, le directeur général de l'immobilier pour le fonds de privatisation basé à Athènes, en ajoutant: «Notre seul critère est de retenir l'offre la plus élevée pour chaque bien.» Actuellement, le plan de privatisation mis en place a rapporté environ 4,9 milliards d'euros, incluant 1,8 milliard d'euros de recettes provenant de la vente de biens immobiliers.

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  • pvza le mercredi 13 aout 2014 à 15:54

    Rentrée 4.9 milliards € sur la moitié des 50 tenez bon encore quelques milliards € .....courage fuyez :-)