La trêve tient à Gaza, Israël réfléchit à la suite

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LA TRÊVE TIENT À GAZA
LA TRÊVE TIENT À GAZA

par Nidal al-Mughrabi et Jeffrey Heller

GAZA/JERUSALEM (Reuters) - La trêve était respectée mercredi dans la bande de Gaza alors que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a réuni mardi soir son cabinet de sécurité pour examiner les conséquences de près d'un mois de combats contre le Hamas et définir une stratégie pour les négociations prévues au Caire.

Jugeant qu'il était parvenu à détruire tous les tunnels d'infiltration vers son territoire, Israël a retiré ses forces terrestres de la bande de Gaza mardi matin, juste avant l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de 72 heures auquel le Hamas, qui contrôle la bande côtière, a également souscrit.

Cette trêve, conclue après une médiation de l'Egypte, doit favoriser l'ouverture de négociations sur un arrêt durable des hostilités.

Israël a envoyé une délégation au Caire, où se trouvent déjà des représentants palestiniens, notamment du Hamas et du Djihad islamique.

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, s'est fait l'écho de la position des Israéliens en liant la levée du blocus de Gaza réclamée par le Hamas à l'abandon par le Mouvement de la résistance islamique de son arsenal de roquettes.

"Ce que nous voulons faire, c'est soutenir les Palestiniens et leur envie d'avoir une vie meilleure, de pouvoir ouvrir les points de passage pour que la nourriture puisse entrer, pour reconstruire et avoir une plus grande liberté", a dit John Kerry, interrogé dans l'émission Hardtalk sur la BBC.

"Mais cela doit s'accompagner d'un sens accru des responsabilités à l'égard d'Israël, ce qui signifie renoncer aux roquettes", a-t-il ajouté.

ODEUR DE CORPS EN DÉCOMPOSITION

Le secrétaire d'Etat américain a déclaré que toutes ces questions devraient au bout du compte être réglées dans le cadre plus large des efforts de paix israélo-palestiniens, alors que la relance des négociations directes entre les deux parties s'est soldée en avril par un échec malgré sa médiation active.

L'offensive "Bordure protectrice" lancée le 8 juillet par Israël a coûté la vie à 1.867 Palestiniens, majoritairement des civils, selon les services de santé de Gaza, et fait des centaines de milliers de déplacés au sein d'une population estimée à 1,8 million de personnes. Israël a perdu 64 soldats ainsi que trois civils.

A la faveur de la trêve, des habitants de Gaza ont commencé à quitter les abris des Nations unies pour tenter de regagner leurs quartiers malgré les dévastations de quatre semaines de bombardements israéliens. Dans l'air flotte l'odeur de corps en décomposition.

Un responsable israélien ayant requis l'anonymat a déclaré que l'Etat hébreu souhaitait permettre l'acheminement aussi rapide que possible d'une aide humanitaire dans la bande de Gaza.

Il a toutefois ajouté que les importations de ciment, essentielles à la reconstruction, dépendraient des garanties obtenues par Israël sur le fait que le matériau ne servirait pas à la construction de nouveaux tunnels d'infiltration ou de structures fortifiées par les activistes palestiniens.

(Bertrand Boucey pour le service français, édité par Marc Angrand)

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  • 35924358 le mercredi 6 aout 2014 à 12:59

    Les terroristes du Hamas seraient bien avisés de détruire les roquettes et missiles qui leur reste s'ils veulent obtenir une levée du blocus. Paix contre liberté. Et sécurité pour tous.

  • M3571925 le mercredi 6 aout 2014 à 12:49

    Etrange ce censeur Bourso ! j'ai l'impression qu'il supprime des posts sans même les lire ...

  • M3571925 le mercredi 6 aout 2014 à 12:46

    Israêl serait bien avisé de lever son blocus sur ce peuple et lui proposer enfin une solution viable, juste et équitable ! la paix pour tous, Israéliens comme Palestiniens en dépend ! il n'y a que les extrémistes et les aveuglés de tous poils qui ne le réalisent pas !!