La trêve semble tenir à Juba après des jours d'affrontements

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LE CESSEZ-LE-FEU SEMBLE TENIR AU SOUDAN DU SUD
LE CESSEZ-LE-FEU SEMBLE TENIR AU SOUDAN DU SUD

par David Lomuria et Denis Dumo

JUBA (Reuters) - Les habitants de Juba, la capitale du Soudan du Sud, ont commencé mardi à sortir prudemment de leurs abris de fortune à la faveur d'un cessez-le-feu décrété la veille après plusieurs jours de violents combats entre les troupes du président Salva Kiir et celles de son vice-président et grand rival Riek Machar.

Les affrontements, qui ont fait plusieurs centaines de morts depuis jeudi, menacent de faire retomber le pays dans la guerre civile après la signature de l'accord de paix d'août 2015, censé mettre fin à deux ans de conflits ethniques entre le peuple Dinka, celui de Salva Kiir, et les Nuer de Riek Machar.

Dans les rues de la capitale, les boutiques restent fermées.

Selon les Nations unies, au moins 36.000 personnes se sont réfugiées sur des sites gérés par l'Onu ou en d'autres endroits de la ville comme des églises ou des écoles.

Les deux dirigeants ennemis n'ont pas voulu reconnaître leur responsabilité dans cette recrudescence de la violence et ont appelé au calme au plus fort des combats, qui ont impliqué canons antiaériens, chars et hélicoptères.

Ils pourraient se rencontrer ou discuter par téléphone mardi pour consolider le cessez-le-feu, a indiqué un porte-parole de Riek Machar, James Gatdek Dak.

"Machar s'engage à appliquer l'accord de paix", a-t-il dit.

Une instance internationale, la JMEC, doit surveiller le cessez-le-feu et l'élaboration d'un accord de paix. Elle est dirigée par Festus Mogae, ancien président du Botswana.

(avec George Obulutsa à Nairobi; Laura Martin pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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