La soft opposition de l'Église italienne aux unions homosexuelles

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L'Église italienne s?est en effet davantage employée à « limiter les dégâts » plutôt que de s?engager dans une bataille qu?elle savait perdue d?avance.
L'Église italienne s?est en effet davantage employée à « limiter les dégâts » plutôt que de s?engager dans une bataille qu?elle savait perdue d?avance.

Le Parlement italien a définitivement adopté mardi la « formation sociale spécifique », formule alambiquée qui correspond à une union civique pour les couples gays. Pour les militants des unions homosexuelles, il était temps. L'Italie était le dernier des grands pays européens privé de statut juridique pour les couples de personnes de même sexe et la Cour européenne avait plusieurs fois invité Rome à reconnaître une existence légale aux couples homosexuels. Pour les adversaires du texte, la formation sociale spécifique conduira à la destruction de la « famille naturelle ». Une thèse reprise par monseigneur Nunzio, le secrétaire de la conférence épiscopale italienne. « La formation sociale spécifique risque d'être assimilée à la famille. Or, la famille naturelle est la cellule fondamentale de la société, l'école de l'humanité qui forme les personnes et il faut éviter qu'elle soit dévaluée. » Mais plus que le fond, monseigneur Nunzio a dénoncé l'utilisation de l'équivalent italien du 49.3 pour faire passer le texte. « C'est une défaite pour la démocratie et pour la conscience de nombreux Italiens. »  Davantage que l'adoption de l'union gay, la conférence épiscopale regrette que le gouvernement ait privé le front du non de l'honneur des armes d'un long débat parlementaire.

Silence papal

Sans renoncer à ses valeurs traditionnelles, l'Église italienne s'est en effet davantage employée à...

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