La SNCF continue à renforcer ses mesures de sécurité

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RENFORCEMENT DES MESURES DE SÉCURITÉ À LA SNCF
RENFORCEMENT DES MESURES DE SÉCURITÉ À LA SNCF

PARIS (Reuters) - La SNCF continue le renforcement des mesures de sécurité initié après l'attaque avortée dans un Thalys avec notamment une modernisation de la vidéosurveillance et une multiplication des contrôles, a expliqué dimanche Guillaume Pepy, président de la SNCF.

Depuis, les attentats de novembre à Paris et Saint-Denis, ceux de Bruxelles fin mars et la proximité de l'Euro de football - qui se tiendra du 10 juin au 10 juillet prochains en France - ont encore accru cet engagement.

La SNCF consacre aujourd'hui environ 400 millions d'euros par an aux mesures de protection et cette dépense va sans doute augmenter de 50%, a déclaré Guillaume Pepy lors du Grand Rendez-Vous Europe 1-Le Monde-iTELE, en précisant qu'"il n'y aura pas d'augmentation du prix du billet, il n'y aura pas de taxe de sûreté" pour les usagers.

"Les attentats, y compris l'attentat du Thalys (fin août, ndlr), nous ont tous bouleversé et les gares peuvent être une cible", a-t-il dit. "On ne prendra plus le train de la même façon."

"Quand vous arrivez à la gare, les agents de la SNCF vont pouvoir vérifier vos bagages et même effectuer des fouilles de sécurité, ce qui n'était pas possible avant", a indiqué Guillaume Pepy.

Le renforcement des contrôles à l'intérieur des gares sera également assuré par une trentaine de maîtres-chiens et une vingtaine d'unité d'agents "profileurs" qui surveilleront en temps réel les images captées par un système de vidéosurveillance modernisé, avec des caméras numériques intelligentes équipées de logiciels de repérage des mouvements suspects.

Au niveau des quais, "nous maintenons les portiques de sécurité pour les Thalys, il n'est pas question de les retirer", a assuré le président de la SNCF.

Dans une quinzaine de grandes gares françaises - dont la gare Montparnasse et celle de Marseille - les portiques de contrôle des billets à l'entrée des quais se verront adjoindre des dispositifs de détection des explosifs et des armes, ce qui permettra d'effectuer de façon simultanée la vérification des billets et les contrôles de sécurité, a-t-il poursuivi.

Guillaume Pepy a également évoqué le déploiement à bord des trains d'environ 3.000 agents de sûreté en civil armés, "habilités et entraînés à tirer", en complément des dispositifs de vidéosurveillance en place dans de nombreux trains.

Ces mesures, dont certaines sont déjà en application et d'autres devraient entrer en vigueur au moment de l'Euro "sont des mesures pérennes pour l'avenir", a-t-il précisé.

"On ne peut pas contrôler tout le monde", a prévenu Guillaume Pepy en ajoutant que même si "les voyageurs ne vont pas se transformer en shérif (...) on a tous un petit rôle à jouer."

D'après le président de la SNCF, le 31 177, numéro d'urgence par SMS mis en place par la SNCF en décembre dernier, a été utilisé 3.000 fois le mois dernier.

(Myriam Rivet, édité par Jean-Philippe Lefief)

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  • M898407 il y a 12 mois

    Comment Pépy peut il rester à son poste après toutes les révélations qui sont faites sur ses graves erreurs de gestion ? Départs en retraite non anticipés, agents techniques non formés, dispositifs de sécurité débranchés, grèves à répétition, etc... Il n'y a qu'une entreprise publique pour tolérer une telle gabegie !