La site Altéo autorisé à poursuivre ses rejets en Méditerranée

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LE SITE ALTÉO PEUT POURSUIVRE SES REJETS EN MÉDITERRANÉE
LE SITE ALTÉO PEUT POURSUIVRE SES REJETS EN MÉDITERRANÉE

PARIS (Reuters) - Le tribunal administratif de Marseille a rejeté vendredi la requête de cinq associations de défense de l'environnement qui demandaient en référé la suspension d'un arrêté préfectoral autorisant le site Altéo de Gardanne (Bouches-du-Rhône) à poursuivre ses rejets aqueux au-delà des seuils réglementaires.

Dans son ordonnance que Reuters a consultée, le tribunal estime que "l'existence d'une situation d'urgence" n'est pas établie, même si le parc national des Calanques est affecté.

Il rappelle que "l'autorisation contestée vise un nouveau procédé industriel permettant de réduire les rejets à 99,95% s'agissant des matières solides et de 50% s'agissant des flux de métaux" et que les études complémentaires menées en 2015 "ont certes fait apparaître la présence de polluants dans le milieu marin" mais n'ont pas révélé "de danger grave et immédiat".

Sans se prononcer sur le fond de l'affaire, le tribunal indique que les résultats des mesures de contrôle accompagnant l'autorisation préfectorale permettront à l'Etat "d'exercer son pouvoir de police en cas de danger".

Les associations avaient à l'audience dénoncé une "atteinte grave et immédiate" à l'écosystème marin, comptabilisant 53 substances polluantes rejetées en grande quantité à sept kilomètres au large de la côte.

Elles demandaient la suspension de l'arrêté signé fin décembre par le préfet qui autorise Altéo à continuer d'exploiter le site de Gardanne et permet, pour six ans, le rejet dans la mer d'effluents aqueux dépassant les limites.

Cette décision a été désapprouvée par la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal.

Altéo a dénoncé fin janvier une "campagne de désinformation visant à contester le maintien de l'activité industrielle" de l'usine de Gardanne où, selon le groupe, une nouvelle station de traitement des eaux a permis depuis novembre de cesser définitivement le rejet de boues rouges en mer.

"Les boues rouges, on n'en parle plus si ce n'est de manière historique puisqu'elles ont cessé fin 2015", a dit à l'audience l'avocat du groupe, Alain Vidal-Naquet.

L'usine d'alumine, qui représente 440 emplois directs et 300 indirects, bénéficiait depuis 1966 du droit de rejeter les résidus solides du traitement de la bauxite à une profondeur de 320 mètres dans un canyon marin au coeur du parc national.

Le groupe, propriété depuis 2012 du fonds d'investissement américain HIG, a déversé 20 millions de tonnes de boues rouges sur plus de 2.000 km2 de fonds marins.

Le conseil d'administration du parc avait donné en septembre 2014 son feu vert sous conditions à la poursuite du rejet des effluents liquides résiduels pendant 30 ans.

Ségolène Royal s'était opposée à cette autorisation et avait annoncé la mise en place d'une enquête publique. Le préfet dit avoir suivi l'avis du Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT) rendu au terme de cette enquête. La ministre a été saisie fin janvier d'un recours hiérarchique qu'elle doit instruire dans les deux mois.

(Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse)

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  • m1234592 il y a 10 mois

    On se dit : " c'est au large donc sans problème..." Détrompez-vous la richesse de la Faune et de la Flore côtière dépend directement des fonds qui prolonge notre bande côtière. C'est le large qui approvisionne la côte et non l'inverse.

  • m1234592 il y a 10 mois

    A quoi sert la moite du chatou ? N'est-elle pas présidente du suivi de la COP21 ? Pour supprimer l'écotaxe elle est là et pour laisser cette société empoisonner les + beaux paysages marins de France y a plus personne ....

  • CHANOMAR il y a 10 mois

    alors c est quoi la cop 21