La saga Condamin-Gerbier : le mythomane et les 900 naïfs

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Pierre Condamin-Gerbier prétendait aider les parlementaires français dans la lutte contre la fraude fiscale.
Pierre Condamin-Gerbier prétendait aider les parlementaires français dans la lutte contre la fraude fiscale.

Si la France était confrontée à une très grave crise sanitaire, nos parlementaires solliciteraient-ils les lumières d'un marabout ? Il faut espérer que non. Pourtant, face au tsunami provoqué par les révélations sur le compte en Suisse de Jérôme Cahuzac, ancien ministre du Budget, les députés et les sénateurs ont accueilli comme le sauveur Pierre Condamin-Gerbier, présenté comme un banquier français établi en Suisse. Selon eux, il allait enfin nous révéler la face cachée de la finance internationale. Pour preuve, le nouveau chevalier blanc livrait à la justice quinze noms d'hommes politiques français - ministres compris - qui camoufleraient leurs économies sur les bords du lac Léman. Avant de faire un triomphe à Pierre Condamin-Gerbier, il semble qu'aucun des 577 députés et des 348 sénateurs n'ait pensé à décrocher son téléphone ou à ouvrir son ordinateur. C'est regrettable. Ils auraient découvert sans difficulté que ce pseudo-banquier ne s'appelait que Gerbier (et qu'il avait modifié son nom à la suite d'une condamnation). Qu'il avait été mis dehors par la banque Reyl en 2009, qu'il n'avait jamais été diplômé de HEC, qu'il était chômeur et criblé de dettes, et que dans le numéro du mensuel Capital de juillet 2012, loin de combattre l'évasion fiscale, il se proposait d'"aider nos riches à filer en Suisse". Concierge de luxe Pierre Gerbier a été condamné vendredi à deux ans de prison avec sursis par...

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