La rentrée 2015, un très bon cru pour les fournitures scolaires

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Malgré une baisse des achats dans les grandes surfaces, le chiffre d'affaires du rayon a grimpé de 1,8% par rapport à la rentrée 2014. Les consommateurs ont privilégié des produits de meilleure qualité. Dans ce marché, Internet pointe le bout de son nez.

La rentrée 2015 est un succès au rayon des fournitures scolaires. Son chiffre d'affaires a grimpé de 1,8% par rapport à 2014, à 488 millions d'euros, selon un rapport de l'institut Gfk, établi auprès de 5800 grandes surfaces du territoire. Malgré un recul des ventes de 1,3% par rapport à l'année précédénte, plus de 200 millions d'actes d'achats ont été enregistrés à l'occasion de la rentrée des classes, entre le 29 juin et le 13 septembre 2015, période durant laquelle le rayon réalise la moitié de son chiffre d'affaires annuel.

Pourtant, aucune hausse des prix n'a été détectée par cette étude. La croissance de la valeur s'explique par une consommation plus qualitative de la part du client. «C'est une tendance que l'on remarque en temps de crise, le consommateur a tendance à acheter moins, mais de meilleure qualité», explique Antoine Gachet, directeur des marchés papeterie chez Gfk. Le rapport constate à cet effet que les ventes des marques nationales de fournitures ont augmenté de 1,7%, alors que celles des marques de distributeurs ont chuté de 4,7%. D'autre part, les nouveautés se sont plus vendues que les années précédentes, du fait de l'attirance du consommateur pour les nouveaux produits.«Les industriels innovent constamment pour attirer l'oeil du consommateur. L'innovation est toujours un facteur de croissance indiscutable. Actuellement, un stylo avec une encre thermosensible (qui s'efface rapidement, ndlr) se vend mieux qu'un crayon classique», analyse Antoine Gachet.

La révolution Internet

Le passage par le supermarché se révèle souvent être une torture pour les parents. Pour éviter ce supplice, de plus en plus d'entre eux se tournent vers les sites Internet spécialisés dans ce créneau, ce qui explique la diminution des actes d'achats en magasin. «Chaque année, nous connaissons une croissance à deux chiffres, en terme de ventes sur notre site», reconnaît Guillaume Jean, responsable e-commerce chez Top Office. Même son de cloche chez malistescolaire.com qui connaît une progression annuelle constante depuis son arrivée sur le net, en 2006. «Cette année, nos ventes ont augmenté de 60 % par rapport à l'année dernière», explique Christophe Armand, le directeur du site.

Et si les clients délaissent désormais les caddies pour leur souris, c'est notamment pour une question pratique. «Les gens veulent éviter la cohue dans les magasins. Pour eux, c'est plus agréable d'être devant leur ordinateur plutôt que de déambuler dans les rayons, avec leurs enfants», selon le responsable de Top Office. Pour se démarquer, les sites ne manquent pas de malice. «On travaille avec certains établissements scolaires qui nous fournissent leurs listes de matériel destinées aux élèves. Tout est pré-commandé sur le site. C'est un gain de temps conséquent pour les parents», explique Christophe Armand. Pourtant, ce circuit de vente reste encore marginal dans le secteur des fournitures scolaires, selon Antoine Gachet. «On l'estime à 2% du chiffre d'affaires total. Certes, il est en très forte croissance mais il a un retard conséquent sur les grandes surfaces».

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