La région Acal veut s'appeler Grand Est

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LA RÉGION ACAL DEVRAIT DEVENIR GRAND-EST
LA RÉGION ACAL DEVRAIT DEVENIR GRAND-EST

STRASBOURG (Reuters) - La nouvelle région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine devrait devenir la région Grand Est selon le vœu de ses habitants consultés par internet et par courrier, a annoncé lundi le président du Conseil régional, Philippe Richert.

Sur 289.000 votants, soit 5,2% des 5,5 millions habitants de la région ou 7,4% de ses électeurs inscrits, 75% ont plébiscité cette appellation qui était déjà celle d’une association à laquelle participait également Bourgogne-Franche-Comté.

Les trois autres dénominations soumises au vote recueillent environ 10% pour Nouvelle Austrasie et Rhin-Champagne, 5% pour Acalie.

"Au niveau du Conseil régional, nous allons devoir choisir, mais avec une légèreté qui nous vient du fait que la participation a été importante et que le nom qui a été choisi est largement en avance par rapport aux autres", a déclaré à la presse le président Les Républicains de la région Acal.

Le choix des citoyens doit être entériné par un vote des conseillers régionaux le 29 avril. Le nouveau nom sera ensuite transmis au gouvernement en vue de son adoption définitive d’ici au 1er octobre par un décret en Conseil d’Etat.

Un comité d’une soixantaine de membres, personnalités qualifiées, citoyens tirés au sort, avait été constitué pour déterminer trois noms soumis à la consultation publique.

Rhin-Champagne, une "marque" identifiable en France comme à l’étranger, était, selon le comité, supposé refléter "le dynamisme économique d'une région au patrimoine historique et culturel reconnu depuis l'Antiquité".

Nouvelle Austrasie, était une référence historique à un royaume mérovingien dont les contours ont épousé, de 511 et 751, des frontières proches de celles de la nouvelle entité.

Acalie, pur néologisme, était supposé donner une forme "poétique" à l’acronyme de la nouvelle région.

Grand Est, qui n’était arrivé qu’en quatrième position au sein du comité, avait été repêché in extremis par une décision de l’exécutif régional, au vu des nombreux soutiens dont il bénéficiait auprès des internautes et des élus.

Ce nom considéré comme le plus fédérateur par ses partisans, était jugé peu porteur d’identité par ses détracteurs, voire incongru, notamment depuis l’Allemagne voisine.

Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine sera la deuxième région à choisir pour nom une référence cartographique, après Nord-Pas-de-Calais-Picardie qui a décidé, le 14 mars, de s’appeler "Hauts-de-France".

(Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse)

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