La pause déjeuner toujours plus rapide et moins chère

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La fréquentation dans la restauration (traditionnelle et rapide) augmente légèrement le midi selon une étude NPD. Portrait-robot de ce repas qui se prend encore à heure fixe mais de plus en plus au fast-food.

La restauration traditionnelle à beau enchaîner les mauvaises saisons, la fréquentation du midi aurait progressé de 1% en 2014 dans les restaurants, toutes catégories confondues, selon une étude de NPD Group. Il est vrai que cette hausse est exclusivement due aux fast-food et autres sandwicheries qui ont vu leur fréqentation augmenter de 2% quand les établissements faisant du service à table perdaient encore 1%. L'étude permet au passage de dresser le portrait-robot de ce repas du midi hors du bureau ou de la cantine.

Qui? Les femmes sont les clientes majoritaires de la restauration commerciale, à 53%, mais la proportion d'hommes est en progrès sensible passant de 44% en 2008 à 47% cette année. Une évolution que NPD explique notamment par la multiplication des postes de commerciaux nomades, essentiellement des hommes, qui ne disposent pas, par définition, d'une cantine. L'étude relève que les adultes seuls rechignent à aller dans un restaurant traditionnel. Ils pèsent seulement 8% de la clientèle de ces établissements contre 32% pour la restauration rapide!

Quand? Par rapport aux voisins européens où la pause-midi peut s'avérer très fluctuante, la France reste attachée à des horaires fixes. Le camp majoritaire, à 55%, opte pour le créneau 12 heures-13 heures, tandis que 35% des visiteurs préfèrent passer entre 13 heures et 14 heures.

Combien? En moyenne la dépense par personne s'élève à 8,6 euros. Un montant légèrement supérieur à la valeur faciale moyenne d'un titre restaurant (7,31 euros) mais qui cache une large disparité selon les réseaux. Du côté des fast-food, le montant moyen s'affiche à 6 euros contre 14 euros en restauration servie à table.

Quoi? À défaut d'en apprendre beaucoup sur le contenu des assiettes, «resté relativement stable depuis 2008», l'étude se penche plus sur les boissons. Sans surprise, elle note un recul de la consommation de vin aussi bien pour des questions de prix que pour un changement d'habitudes de consommation. Quant à l'eau minérale elle recule de 15% par rapport à 2008, le plus souvent pour être remplacée par une carafe d'eau. De leur côté, les colas, boissons à base de fruits et thés glacés progressent de 7%.

Pourquoi? Le repas gastronomique des Français, classé au patrimoine de l'Unesco, en prend un coup. La première motivation pour déjeuner à l'extérieur, c'est que c'est simplement pratique (avec des réponses du type: «j'étais à l'extérieur», «j'étais pressé», «j'avais faim», etc.). L'argument de la rapidité est d'ailleurs de plus en plus prépondérant. La convivialité n'est évoquée qu'en deuxième lieu, par 32% des sondés. Le restaurant traditionnel, lui, conserve cette fonction, puisque 61% des répondants disent que c'est pour eux le critère de visite prépondérant. La qualité gastronomique ou culinaire des lieux n'est pas abordée et c'est bien dommage.

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