La Normandie sur de mauvais rails

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« Un abandon de la ligne Caen-Le Mans-Tours aboutirait à un affaiblissement de cette ligne que nous ne pourrions accepter, estiment les trois présidents PS des régions concernées.
« Un abandon de la ligne Caen-Le Mans-Tours aboutirait à un affaiblissement de cette ligne que nous ne pourrions accepter, estiment les trois présidents PS des régions concernées.

La Normandie est trop proche de Paris pour avoir bénéficié d?un TGV. Et trop de villes maritimes, Cherbourg, Le Havre ou Dieppe, ne permettent pas de prolongement de lignes pour les rentabiliser. Aussi, la région est irriguée par des trains Intercités, qui sont au c?ur du rapport de Philippe Duron, député PS du Calvados et ancien maire de Caen. Sans surprise, la ligne Caen-Le Mans-Tours, dont le déficit a été pointé voici dix ans, est exclue du réseau Intercités.

Voilà déjà plusieurs années que les trains express régionaux (TER cofinancés par les régions Basse-Normandie, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire) ont supplanté les Corail Intercités. Entre Alençon (Orne) et Le Mans (Sarthe) distants de 70 kilomètres, 10 TER quotidiens contre seulement deux Intercités. « Très peu de passagers empruntent la ligne complète entre Caen et Tours », estime Philippe Duron, au micro de France Bleu Basse-Normandie. Il préconise deux lignes TER : Caen-Le Mans et Le Mans-Tours.

Avant même la publication du rapport, les présidents PS des trois régions concernées ont tenté de bloquer l?aiguillage : « Un abandon de la ligne Caen-Le Mans-Tours aboutirait à un affaiblissement de cette ligne que nous ne pourrions accepter. Au-delà, c?est bien d?aménagement du territoire dont on parle. Souhaite-t-on que des territoires périphériques soient désertés et que le sentiment de relégation se renforce encore auprès des habitants ?...

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