La modulation des allocations familiales suscite un tollé

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LA MODULATION DES ALLOCATIONS FAMILIALES SUSCITE UN TOLLÉ
LA MODULATION DES ALLOCATIONS FAMILIALES SUSCITE UN TOLLÉ

PARIS (Reuters) - La modulation des allocations familiales en fonction des revenus, annoncée jeudi soir par le gouvernement, suscite un tollé dans les rangs de l'opposition et des syndicats qui dénoncent une remise en cause du principe d'universalité.

Cette mesure, qui avait été un temps écartée ces dernières semaines par l'Elysée, devrait permettre de faire 400 millions d'euros d'économies en 2015 et 800 millions par an ensuite en année pleine, selon des sources gouvernementales.

Obtenue par les députés socialistes, en accord avec le gouvernement, la modulation concernera 12% des familles et entrera en vigueur le 1er juillet 2015.

Dès jeudi soir, le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, avait dénoncé une "remise en cause sans précédent de ce qu'on appelle l'universalité" des allocations familiales, jugeant cette mesure indécente.

"C'est de l'improvisation, la ministre chargée de cela avait déclaré exactement le contraire il y a plusieurs semaines", a estimé pour sa part vendredi l'ancien ministre UMP du Budget Eric Woerth, sur RTL.

"Sur le fond c'est une erreur", a-t-il ajouté. "Ce gouvernement stigmatise les familles depuis son arrivée. L'année dernière c'était le quotient familial", a-t-il ajouté, en référence à l'abaissement de ce dispositif qui permet une baisse de l'impôt sur le revenu au titre des enfants à charge.

Une analyse partagée par le président du MoDem? François Bayrou, qui fait état d'un sentiment de "très grande injustice dans le pays".

"La branche famille n'est pas en situation de déséquilibre comme les autres, elle est la garantie du fait que dans notre pays nous avons une démographie qui est meilleure que les autres, nous avons plus de naissances que les autres, nous allons avoir un peuple plus jeune que les autres", a-t-il dit sur BFM Business. "C'est un des principaux atouts de la France et s'attaquer à cette question sous cet angle il me semble que c'est une erreur".

"MAUVAISE IDÉE"

Le gouvernement socialiste n'a aucun tabou et c'est extrêmement inquiétant, a jugé de son côté le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent.

"Cette mesure qui est présentée soi-disant comme une mesure de justice met le doigt dans un engrenage très dangereux", a-t-il dit sur RFI. "Ce n'est pas une mesure de redistribution sociale parce que les 700 millions d'euros qu'on économise sur les allocations familiales vont servir à payer le pacte de responsabilité, pas du tout à aider des familles qui elles seraient plus en difficulté."

Pour la présidente du FN, Marine Le Pen, le gouvernement devrait plutôt s'attaquer aux allocations versées aux étrangers.

"C'est une mauvaise idée, on ne fait pas les économies là ou on devrait les faire", a-t-elle dit sur Radio Classique et LCI. "Je préférerais qu'on arrête de verser des allocations familiales aux étrangers si on parle de modulation plutôt que de les baisser aux Français quels qu'ils soient même s'ils sont en situation d'avoir des revenus plus confortables que d'autres".

Emmanuelle Cosse, chef de file d'Europe-Ecologie-Les-Verts, a apporté son soutien à la mesure annoncée par la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine.

"Je pense qu'objectivement c'est très difficile d'être opposé à la modulation des allocations familiales pour les revenus les plus élevés", a-t-elle déclaré sur France Info.

"Je fais partie des personnes qui vont voir leurs allocations familiales baisser, je pense que de temps en temps il est normal que des personnes qui ont des revenus aisés participent", a-t-elle souligné.

Emmanuelle Cosse émet toutefois des réserves sur l'utilisation des 800 millions d'euros d'économies attendues, une somme qu'elle souhaiterait allouer à la création de places de crèches.

"Je regrette, on prend cette mesure de manière un peu précipitée (...) alors que ce qui était sur la table en 2012 par le candidat Hollande c'était une grande réforme fiscale", a-t-elle dit. "Le problème c'est qu'au lieu d'avoir le courage de lancer des grandes réformes (...) on est encore sur du bricolage fiscal".

(Marine Pennetier, édité par Yann Le Guernigou)

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  • brugere4 le vendredi 17 oct 2014 à 11:40

    et pourquoi pas ,tant qu'on y est accorder moins de remboursements des frais médicaux à ceux qui gagnent plus de 6000€ ,appliquer une taxe sur leurs carburants,augmenter leurs loyers ,avoir un prix différent au super-marché On marche sur la tête avec ce gvnmt ce sont toujours les mêmes qui trinquent à force de tirer sur la corde le système va exploser on tue dans l'oeuf la consommation donc l'infime probabilité de relance de notre économie par la consommation

  • benoitdh le vendredi 17 oct 2014 à 11:14

    Les députés socialistes ne font, si l'on calcule bien, qu'accroître les inégalités entre familles et introduisent le principe de la proportionnalité des prestations sociales en fonction des revenus. Attention demain de seront les prestations santé et retraites!

  • frk987 le vendredi 17 oct 2014 à 10:58

    Pour M2723293 , c'est la technique habituelle de Boursorama, lorsque les commentaires sont trop défavorables au PS, on reposte l'info.....c'est ainsi depuis l'élection de FH.Et les commentaires passent à la trappe. Finalement ce serait moins faux c.. d'interdire les commentaires !!!!

  • jbellet le vendredi 17 oct 2014 à 10:40

    cela va précipiter nos cadres a s'expatrier et bientot il n'y aura plus personne pour sa faire racketter !!!!

  • M2723293 le vendredi 17 oct 2014 à 10:33

    Reuters ferait-il de la manipulation ?A chaque fois que je pose un post, il remet l'info à jour et relègue ainsi le post aux oubliettes des news.Bizarre ????????

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