La longue impunité de Malika, la "marraine" des djihadistes belges et français

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Malika el-aroud, jugée pour complicité dans l'assassinat de Massoud en Belgique en 2003. La veuve noire n'a été condamnée qu'en 2010.
Malika el-aroud, jugée pour complicité dans l'assassinat de Massoud en Belgique en 2003. La veuve noire n'a été condamnée qu'en 2010.

Après le 11 septembre 2001, rares étaient ceux qui osaient glorifier Oussama Ben Laden. Née à Tanger en 1959, arrivée en Belgique enfant avec sa famille, Malika el-Aroud, elle, n'a jamais renié le fondateur d'Al-Qaïda. Son mari, Abdessatar Dahmane, un Tunisien installé en Belgique, est l'un des deux assassins du commandant Massoud, le 9 septembre 2001, à Khodja Bahauddhin, un village poussiéreux du nord de l'Afghanistan. "Massoud, c'était le diable ! Un mauvais musulman ! Notre ennemi, l'ennemi des talibans, l'ennemi d'Oussama Ben Laden", déclarait-elle. Après le "sacrifice" de son mari, Malika, qui vivait à Jalalabad, en Afghanistan, avait été félicitée par les plus hauts dignitaires d'Al-Qaïda, et, dit-on, par Ben Laden en personne.

En 2002, la journaliste belge Marie-Rose Armesto avait raconté dans le livre Son mari a tué Massoud, le parcours de cette jeune femme qui, au départ, n'avait guère d'attirance pour l'islam, et multipliait les expériences conjugales, souvent malheureuses. Malika publie de son côté, à compte d'auteur, Les Soldats de lumière, où elle décrit le djihad comme un combat perpétuel. "Je sais qu'il existera d'autres soldats de lumière pour se lever et prendre le relais. (?) Ils accourront à nouveau sur les champs de bataille pour secourir leurs frères? jusqu'à la fin des temps ils seront présents Inch'a Allah"

Propagande djihadiste

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