La loi Macron enterre Gérard Larcher

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Le président du Sénat, Gérard Larcher. 
Le président du Sénat, Gérard Larcher. 

La vie parlementaire a toujours quelque chose d'un peu convenu : au conservatisme de la gauche répond son pendant de droite. Chaque camp défend ses clientèles à tour de rôle et dénonce la poutre dans l'oeil du voisin. La loi Macron forme la quintessence de ce théâtre de postures.

Le président du Sénat, Gérard Larcher, et ses amis Les Républicains se juraient d'inscrire dans la loi les "vraies réformes" dont la droite se sentait porteuse pour l'après-Hollande. De fait, en passant au Sénat, la loi Macron fut une sorte de laboratoire des idées fillonistes. Le lissage des seuils sociaux dans les entreprises était ainsi assorti d'un délai de trois ans pour s'adapter aux nouvelles contraintes de représentation sociale. Le recours au travail du dimanche était élargi et accordé même sans accord collectif ni contreparties (s'agissant des TPE de moins de 11 salariés). La fiche individuelle de pénibilité, véritable casse-tête, était purement et simplement supprimée et le nombre de facteurs de pénibilité, réduit à trois (le travail de nuit, les trois-huit et le travail en milieu hyperbare). La loi Macron voulait accorder plus de pouvoirs aux inspecteurs du travail. La droite au Sénat s'érige contre ce renforcement et remet les inspecteurs à leur place.

Quand la droite préfère Taubira...

La droite sénatoriale se montrait surtout attentive aux suppliques du petit patronat, ou encore au chiffre...

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