La justice fera ouvrir les écoles, dit Najat Vallaud-Belkacem

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LA MINISTRE DE L'ÉDUCTAION PRÉVIENT QUE JUSTICE FERA OUVRIR LES ÉCOLES
LA MINISTRE DE L'ÉDUCTAION PRÉVIENT QUE JUSTICE FERA OUVRIR LES ÉCOLES

PARIS (Reuters) - Les tribunaux administratifs seront saisis pour faire ouvrir les écoles dans les communes où les maires les bloqueraient pour protester contre la réforme des rythmes scolaires, a de nouveau prévenu mardi Najat Vallaud-Belkacem.

La ministre de l'Education a réitéré sa mise en garde aux maires récalcitrants, une vingtaine selon ses services, comme Nicolas Dupont-Aignan, qui avait prévu de poser des cadenas sur les grilles des écoles de sa commune, Yerres (Essonne).

"Nous ferons en sorte que le tribunal administratif puisse les enjoindre à ouvrir l'école", a dit Najat Vallaud-Belkacem sur France 2 à quelques minutes de la rentrée des classes.

"Quasiment partout sur le terrain, les élus, les acteurs de la communauté éducative, se sont organisés pour que tout se passe bien", a-t-elle souligné avant de prendre la direction de Clichy-sous-Bois en compagnie du président François Hollande.

"Il y a cette majorité-là, il y a des communes où des difficultés objectives se présentent et nous sommes là pour les aider, et d'autres communes où on veut faire un sujet de politique politicienne (...) je leur demande de prendre leurs responsabilités", a-t-elle ajouté.

La nouvelle ministre, qui a hérité du portefeuille à la faveur du remaniement gouvernemental, la semaine dernière, a une nouvelle fois réfuté les arguments des maires qui disent ne pas pouvoir assumer le coût des activités périscolaires.

"L'Etat a mis des moyens financiers à la disposition des communes, ce n'est pas comme si on leur avait demandé de tout payer de leur poche", a-t-elle dit.

"On est entre 100, 140 euros d'aides par enfant, et ça va perdurer dans le temps, nous avons obtenu de prolonger sur l'année 2015-16", a-t-elle ajouté.

La loi pour la "refondation de l'école", qui a entériné le passage à cinq matinées et l'organisation d'activités sur le temps ainsi dégagé l'après-midi, prévoit une aide forfaitaire de 50 euros par an et par enfant.

Les Caisses d'allocations familiales peuvent abonder l'aide à hauteur de 54 euros par an et par enfant, et une dotation supplémentaire de 40 euros est prévue pour certaines villes au titre de la "solidarité" rurale ou urbaine.

Lundi, Najat Vallaud-Belkacem avait rappelé aux maires qui n'appliqueraient pas la réforme des rythmes scolaires qu'ils s'exposaient personnellement à des sanctions.

(Gregory Blachier)

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  • coco123 le mardi 2 sept 2014 à 16:25

    ferait mieux de donner les moyens qui va avec au lieu de contraindre par la loi....a propos que fait on au maroc pour l école

  • gnapi le mardi 2 sept 2014 à 12:17

    On en vient à contraindre par la force le suivi de lois votées par une minorité de représentant du peuple.Cette loi, juste ou non, implique des dépenses non négligeable supplémentaires : une demi journée de travail pour chaque 14 ou 10 élèves (suivant l'âge). Soit des équivalents temps-plein assez important au niveau national. Et sans financement pérenne en face.