La "jungle" de Calais inquiète les autorités

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Vue aérienne de la nouvelle jungle de Calais, prise le 8 octobre 2015, où 3 500 personnes attendent de pouvoir entrer en Grande-Bretagne.
Vue aérienne de la nouvelle jungle de Calais, prise le 8 octobre 2015, où 3 500 personnes attendent de pouvoir entrer en Grande-Bretagne.

Pour faire face à la crise des migrants à Calais, le ministère croit avoir trouvé la solution. Déployer plus d'un millier de CRS et de gendarmes mobiles pour empêcher les intrusions dans le tunnel sous la Manche. Le nombre de réfugiés a doublé pour atteindre aujourd'hui plus de 6 000 personnes. Les forces de police sont dépassées. Beauvau vient d'envoyer dix compagnies de CRS, elles vont rejoindre les effectifs déjà présents. « Il n'est pas prévu d'évacuation de la jungle, confie-t-on au ministère de l'Intérieur. Il s'agit avant tout d'étanchéifier la frontière. » Néanmoins, avec une telle mobilisation policière, difficile de ne pas penser à un démantèlement proche de la « jungle ». « Ce sera une solution à terme », lance un haut fonctionnaire de la préfecture du Nord-Pas-de-Calais.

« Pour installer autant de force de l'ordre sur cette zone, il faut les prendre dans les zones de sécurité prioritaire. La politique sécuritaire consiste à déshabiller Pierre pour habiller Paul ; avec ça nos délinquants ont de beaux jours devant eux », analyse un officier du syndicat Synergie.

« Pour moi, c'est à Eurotunnel de prendre les mesures pour assurer la protection matérielle du site... » affirme Philippe Capon, patron de l'Unsa-police.

« Il n'y a aucune politique pénale dissuasive »

Empêcher que les migrants tentent leur chance avec parfois la mort avant le bout du tunnel est une obsession...

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