La Grèce pourrait se retrouver à court de liquidités en mars

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ATHÈNES POURRAIT ÊTRE À COURT DE LIQUIDITÉS EN MARS
ATHÈNES POURRAIT ÊTRE À COURT DE LIQUIDITÉS EN MARS

(Reuters) - La Grèce pourrait se retrouver à court de liquidités et dans l'incapacité d'honorer ses remboursements de dettes au-delà du mois de mars au plus tard si elle n'obtient pas de nouveaux financements auprès de ses créanciers institutionnels, a déclaré mercredi à Reuters une source ayant connaissance de l'état des finances du pays.

Le gouvernement grec est engagé dans un bras de fer avec ses partenaires de la zone euro sur l'aide financière accordée à Athènes, le programme actuel de 240 milliards d'euros expirant le 28 février. Une absence d'accord pourrait contraindre le pays à faire défaut sur sa dette et à sortir de la zone euro.

La Grèce va pouvoir rembourser au Fonds monétaire international (FMI) un prêt de 1,5 milliard d'euros arrivant à échéance mi-mars mais elle éprouvera ensuite des difficultés à effectuer d'autres remboursements malgré les efforts continus de l'Etat pour minimiser ses besoins en liquidités, a dit la source.

"La Grèce peut couvrir ses besoins jusque mi-mars ou au plus tard jusque fin mars à moins qu'elle n'obtienne des financements supplémentaires auprès de ses créanciers institutionnels", a dit cette personne à Reuters.

Interrogé mercredi au cours d'une conférence de presse sur le niveau des réserves de l'Etat, le vice-ministre grec des Finances Dimitris Mardas a répondu: "Nous tentons toujours d'honorer nos remboursements, je n'ai rien d'autre à vous dire."

Se basant sur des projections, le quotidien conservateur Kathimerini a pour sa part rapporté mercredi que les caisses de l'Etat pourraient commencer à se vider dès le 24 février.

Après le remboursement de mi-mars au FMI, la Grèce sera confrontée au versement de 800 millions d'euros d'intérêts en avril avant de se retrouver cet été face à un "mur" de dettes arrivées à maturité. Elle devra alors rembourser environ huit milliards d'euros à ses créanciers institutionnels, dont 6,5 milliards à la Banque centrale européenne (BCE).

Athènes doit en outre verser chaque mois 1,5 milliard d'euros pour les salaires et les retraites de la fonction publique, auxquels s'ajoute un milliard pour la politique sociale et de santé.

(Bureau d'Athènes; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Patrick Vignal)

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