La gauche reprend espoir pour les départementales

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LA GAUCHE REPREND ESPOIR POUR LES ÉLECTIONS DÉPARTEMENTALES
LA GAUCHE REPREND ESPOIR POUR LES ÉLECTIONS DÉPARTEMENTALES

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Au plus bas en fin d'année, le moral du Parti socialiste pour les prochaines échéances électorales remonte, les attentats qui ont frappé la France ayant stimulé la cote de l'exécutif et permis de recentrer le débat sur les valeurs républicaines.

Dans ce contexte mouvant troublé par la victoire de la gauche radicale en Grèce, Manuel Valls se rend mardi dans le Doubs pour encourager le candidat socialiste à la législative partielle des 1er et 8 février, prélude au défi des élections départementales des 22 et 29 mars.

A cinq jours d'un scrutin jugé "important", organisé en raison du départ de l'élu local, Pierre Moscovici, à la Commission européenne, le Premier ministre vient "soutenir le candidat socialiste sur un territoire où l'Etat prend les choses en main", souligne-t-on à Matignon.

Dans ce berceau de l'industrie automobile, les chances de Frédéric Barbier sont ténues face à l'UMP Charles Demouge et à la candidate Front national, Sophie Montel, qui a reçu vendredi à Sochaux la présidente de son parti, Marine Le Pen.

Fort de sa gestion de l'épisode "post-Charlie", qui lui a valu un bonus d'une quinzaine de points dans les sondages, Manuel Valls veut faire mentir la prédiction d'un duel FN-UMP là où Pierre Moscovici avait été élu en 2012 avec 49% des voix lors d'une triangulaire PS-UMP-FN.

"Si la gauche accède au deuxième tour, ce sera un bon signe pour les départementales", pense un conseiller élyséen, qui évoque un regain d'optimisme électoral chez les parlementaires.

"En décembre ils étaient très pessimistes ; ils ne voyaient pas d'issue sur 2015, sur le mandat. Là ils constatent que les Français portent un autre regard sur le président : ils redressent la tête, reprennent espoir", dit-il.

TRAUMATISME

Le PS n'a toutefois pas attendu le vote des électeurs du Doubs pour perdre la majorité absolue de 289 sièges à l'Assemblée nationale, avec le départ lundi vers les radicaux de gauche du député Jean-Pierre Maggi.

François Hollande a reçu la semaine dernière à l'Elysée une vingtaine de parlementaires qui lui ont rendu compte du traumatisme généré par les attaques djihadistes qui ont fait 17 morts entre le 7 et le 9 janvier.

"Certains parlementaires ont fait cellule de soutien psychologique. Il y a un traumatisme. Les gens viennent voir l'autorité, ceux qui représentent le politique", témoigne le conseiller présidentiel.

Depuis le drame, la cote de François Hollande a bondi de 21 points, à 40% d'opinions favorables, dans le baromètre Paris Match-Sud Radio Ifop Fiducial, et de 12 points dans une enquête Ifop pour Le Journal du dimanche.

Le chef de l'Etat a, de l'avis même de l'opposition, bien géré la période des attentats et l'après, donnant l'impression d'être toujours en campagne comme en témoignent les bains de foule lors des voeux dans sa ville de Tulle le 17 janvier.

RESTER MODESTE

La gauche espère que l'embellie présidentielle profitera aux élections départementales, où elle craint le basculement d'une grande partie des 61 départements détenus, sur un total de 101. Après avoir perdu tous les scrutins depuis son arrivée au pouvoir - législatives partielles, européennes, municipales et sénatoriales - la majorité espère limiter les dégâts.

Si elle ressent "beaucoup moins d'agressivité et plus d'adhésion" chez les militants, Juliette Méadel, porte-parole du PS, reste prudente.

"On sent que quelque chose se joue mais attention, il faut être très modeste, dans un contexte économique très difficile avec une extrême droite qui souffle sur les braises", dit-elle.

"Donc il faut être humble, tourné vers la réussite de la France et faire de la politique de façon noble en favorisant la renaissance de l'identité républicaine sur ses valeurs : liberté, égalité, fraternité, laïcité."

Les questions économiques et sociales vont forcément refaire surface à l'heure où les résultats se font toujours attendre sur le front du chômage.

François Hollande, qui tiendra sa prochaine grande conférence de presse le 5 février, en est bien conscient. "Ce sera toujours sur les questions de résultats économiques et sociaux et de confiance dans l'avenir que les Français exprimeront le moment venu leur choix", déclarait-il le 19 janvier dans Le Monde.

(Edité par Yves Clarisse)

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  • pichou59 le mardi 27 jan 2015 à 11:53

    regain d'optimisme électoral chez les parlementaires.; à mon avis, ils ne doivent pas être beaucoup sur le terrain!!!! ils ont oublié le chômage , la délinquance , certaines rues de villes et de villages, sont devenues des désert commerciaux!!!!! les impôts : csg +3% au 1er janvier pour retraités......, et les futurs impôts locaux!!!!!! et pendant ce temps, les élus et assimilés n'ont pas de problèmes de fin de mois, pas de pôle emploi, peut-être le RSA..... et les indemnités non imposables,

  • sergela3 le mardi 27 jan 2015 à 11:45

    ils vont être déçus les socialos l'exploitation des attentats à ce niveau de récupération est scandaleux.l'exécutifs porte la responsabilité du carnage et les français ne sont pas dupes.Le chômeur est toujours au chômagele retraité n'a toujours pas vu sa retraite augmentéla sécurité de notre territoire est une catastropheles journalistes" à la botte du pouvoir" peuvent toujours vendre sa soupe elle reste fade pour les français!!ce sondage est pipo et ils vont prendre une claque!!

  • lorant21 le mardi 27 jan 2015 à 11:26

    A mon vais, la séquence terrorisme ne va pas changer grand-chose au résultat. La baudet n'est pas devenu un cheval de course. Mais, on ne sait jamais.

  • M7097610 le mardi 27 jan 2015 à 11:12

    ils vont être surpris !