La gauche et le foot : je t'aime, moi non plus

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Hollande et Valls lors de France-Roumanie le 10 juin au Stade de France.
Hollande et Valls lors de France-Roumanie le 10 juin au Stade de France.

L'Euro bat son plein, la France qualifiée se prend à rêver, malgré des prestations en demi-teintes, à un beau parcours dans la compétition. C'est le moment choisi par la Fondation Jean Jaurès pour se pencher sur la relation ambivalente entre la gauche et le sport le plus populaire de la planète. Et de rappeler que si, aujourd'hui, Hollande et Valls se pressent au stade, tout a commencé pourtant par le mépris.

Ainsi, en 1912, lorsque l'idée d'une fédération sportive et militante de football est évoquée, le guesdiste Catulle Mendès s'effare, rappelle Marion Fontaine, l'auteur de « Et quand viendra le Grand Soir, nous bombarderons l'ennemi à coups de ballon ! », avant de conseiller à « ses camarades » de s'occuper de « questions plus sérieuses et plus spécifiquement socialistes ».

En ce début du XXe siècle, la gauche juge le football trop violent, trop ludique et trop peu éducatif. Les partis socialistes de masse privilégient plutôt la gymnastique, jugée plus saine et plus morale, comme moyen d'éduquer la classe ouvrière. Au cri de « du pain et des jeux », les figures de la gauche de l'époque reprochent au foot de dépolitiser les ouvriers. Un discours qui n'a plus cours de nos jours, sauf ? et non sans cohérence ? dans les rangs de la gauche radicale, note Marion Fontaine.

En effet, les travailleurs se passionnent pour le football, qui se démocratise au lendemain de la Première Guerre...

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