La France ne manquera pas de gaz cet hiver

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GRTgaz, l'entreprise qui pilote l'essentiel du réseau de transport de gaz en France, prévoit que l'approvisionnement sera bien assuré.

On ne devrait pas manquer de gaz cet hiver. La conclusion émane de GRTgaz, la filiale d'Engie (ex-GDF Suez), en charge du réseau de transport, qui a publié jeudi un «Winter Outlook» placé sous le signe de la sérénité. Compte tenu des données observées (stockages, capacités d'entrée,...) et du comportement attendu des acteurs, la demande de gaz dans l'Hexagone devrait pouvoir être couverte y compris par grand froid. Une situation similaire à l'hiver 2014-2015 qui lui non plus n'avait pas occasionné de difficultés notables, a fait savoir l'entreprise avec plusieurs indicateurs à la clé.

«En confrontant l'ensemble des données relatives à la consommation et celles sur les quantités de gaz qu'il est possible d'acheminer, nous obtenons même un excédent de 645 gigawattheures (GWh) en cas de pic de froid comme il en survient deux fois dans le siècle, commente Thierry Trouvé, le directeur général de GRTgaz. Ce surplus intègre toutefois les 245 GWh du terminal méthanier de Dunkerque lorsqu'il entrera en fonctionnement au début de l'année 2016.»

Ce nouveau terminal piloté par EDF a par ailleurs été raccordé jeudi au réseau de GRTgaz. Cette nouvelle installation, via l'arrivée de gaz naturel liquéfié (GNL) ensuite regazéifié, représentera un nouveau point d'entrée pour le gaz en France. Enfin, le réseau de transport de gaz a également été renforcé en Picardie et dans l'est de la France. «Chaque année, nous investissons environ 600 millions d'euros pour moderniser ou compléter nos installations, poursuit Thierry Trouvé. Nous disposons ainsi de capacités supérieures et de plus de souplesse pour acheminer les quantités de gaz nécessaires à l'approvisionnement du pays.»

«La législation a été renforcée»

En complément des investissements réalisés dans les infrastructures, la gestion des sites de stockage joue un rôle important en matière de sécurité d'approvisionnement. «Par rapport au début des années 2010, la législation a été renforcée, ce qui a permis d'augmenter le taux de remplissage des stockages français, indique Thierry Trouvé. Actuellement, les pouvoirs publics travaillent à une reconfiguration de la réglementation dans le cadre de la loi sur la transition énergétique et nous serons évidemment très attentifs au fait que le niveau d'exigence en matière de sécurité d'approvisionnement et de stockage soit conservé à un niveau suffisant.» À titre indicatif, le niveau des stocks se situe actuellement à environ 90 térawattheures (TWh), alors que la France consomme quelques 400 TWh.

Parmi les nouveautés de l'hiver 2015-2016 sur le plan du gaz, les différents expéditeurs de gaz sur le réseau de transport - plus de 130 sont recensés à l'échelle de l'Hexagone - doivent s'efforcer de «s'équilibrer». Cela signifie qu'ils doivent fournir au réseau de transport les volumes correspondant exactement à la demande de leurs clients. «Jusqu'à présent, une certaine tolérance était acceptée, de telle manière que GRTgaz pouvait pallier un déficit éventuel de gaz ou, au contraire, gérer un surplus, explique Thierry Trouvé. Désormais cette tolérance n'est plus permise même si, en dernier ressort, nous sommes toujours en capacité d'intervenir.» S'il devait y avoir une intervention, GRTgaz s'approvisionnerait directement sur le marché et non plus dans le cadre d'un contrat comme cela était le cas auparavant.

Enfin, au niveau européen, le directeur général de GRTgaz note que la grande majorité des pays présente les mêmes garanties que la France pour affronter sereinement l'hiver 2015-2016.

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