La France muette sur la conclusion d'un accord sur les Mistral

le
2
LA FRANCE MUETTE SUR LA CONCLUSION D'UN ACCORD SUR LES MISTRAL
LA FRANCE MUETTE SUR LA CONCLUSION D'UN ACCORD SUR LES MISTRAL

MOSCOU/PARIS (Reuters) - La France s'est refusée à tout commentaire vendredi sur une information russe faisant état d'un accord final entre Paris et Moscou sur la résiliation du contrat de livraison de deux navires de guerre Mistral à la Russie.

Lundi, François Hollande avait indiqué que les discussions se prolongeaient et qu'une décision serait prise dans les prochaines semaines. "Nous en restons à ce qu'a dit le président de la République lundi sur ce sujet", a-t-on déclaré dans son entourage.

Pour la partie russe, en revanche, tout serait réglé.

"Les négociations sont finies, tout a déjà été décidé, le calendrier et la somme", a déclaré jeudi soir le conseiller de Vladimir Poutine pour les affaires militaires, Vladimir Kozhin, cité par l'agence de presse russe Ria Novosti.

"J'espère que dans un avenir proche un accord sera signé sur la résiliation du contrat, la somme que la France devra nous rembourser sera alors annoncée", a-t-il ajouté.

Selon le journal russe Kommersant vendredi, la France devra rembourser quelque 1,2 milliard d'euros à la Russie pour la non-livraison des deux BPC.

Ni la Délégation générale de l'armement (DGA) ni le groupe français DCNS, qui construit les Mistral, n'ont souhaité faire de commentaire.

Le contrat de vente de deux bâtiments Mistral, qui empoisonne les relations entre les deux pays, se trouve depuis plusieurs mois entre les mains des avocats qui tentent de trouver une issue acceptable pour les deux parties.

Conclue en 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la vente à la Russie de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) est estimée à 1,2 milliard d'euros.

La livraison du "Vladivostok", le premier des deux BPC construits à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), était prévue pour octobre 2014. Elle a été suspendue pour une durée indéterminée par la France l'an dernier en raison du rôle de Moscou dans la crise ukrainienne.

Le deuxième BPC, baptisé "Sébastopol", du nom de la ville de Crimée où est basée la flotte russe de la mer Noire, devait quant à lui être livré en octobre 2015 à la Russie.

(Alexander Winning et Elizabeth Pineau, avec Marine Pennetier et Cyril Altmeyer, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • ynoufon le vendredi 31 juil 2015 à 13:46

    Le gouvernement MUET sur la conclusion d'un accord ? c'est pas trop le genre de la maison... conclusion : ça doit être encore pire que ce qui est imaginé comme accord !

  • M5285637 le vendredi 31 juil 2015 à 10:57

    Qu'on respecte le contrat et que les Soviets laissent venir l'agriculture française