La France, "grande famille" bouleversée, dit Hollande en Gironde

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EN DÉPLACEMENT GIRONDE, FRANÇOIS HOLLANDE ÉVOQUE UNE FRANCE "BOULEVERSÉE"
EN DÉPLACEMENT GIRONDE, FRANÇOIS HOLLANDE ÉVOQUE UNE FRANCE "BOULEVERSÉE"

PETIT-PALAIS-ET-CORNEMPS, Gironde (Reuters) - François Hollande a rendu hommage mardi aux 43 personnes tuées dans l'accident de la route vendredi en Gironde, assurant leurs familles et leurs proches de la solidarité de la France, "grande famille" toute entière bouleversée.

"Personne n'est préparé à une telle épreuve. Voilà pourquoi nous vous devons la solidarité et c'est le pays tout entier, la France que je représente en ce jour auprès de vous, qui s'est trouvée bouleversée par cette catastrophe", a dit le chef de l'Etat, à Petit-Palais-et-Cornemps, un village de Gironde dont était parti le car accidenté.

"Qu'il s'agisse de résister à la menace terroriste ou de réagir face à une tragédie, la nation a toujours su faire preuve de solidarité et d'unité (...) parce que la France, c'est une grande famille et dans une famille on porte le deuil quand des membres sont frappés", a poursuivi François Hollande.

Le chef de l'Etat était accompagné du Premier ministre, Manuel Valls et de plusieurs membres du gouvernement pour rendre hommage aux victimes de la pire catastrophe routière en France depuis 1982.

"Dans une nation, quand des compatriotes sont eux mêmes victimes, alors nous devons aussi collectivement porter le deuil, c'est ainsi que l'on reconnaît la force d'un pays. Une nation forme un tout, elle n'abandonne jamais aucun de ses membres à son malheur", a encore déclaré François Hollande.

"L'enquête sera menée jusqu'au bout", a-t-il promis. "Tout sera fait pour analyser précisément les raisons de l'embrasement et pour que toutes les conclusions puissent être tirées, toutes les normes puissent être corrigées, toutes les réglementations puissent éventuellement être changées."

François Hollande a souligné que 3.384 personnes étaient mortes en 2014 sur les routes de France, un nombre en hausse de 3,5% après 12 ans de baisse, et que de nouvelles mesures avaient été annoncées début octobre. [ID:nL5N1221JY]

(Régis Duvignau, Jean-Baptiste Vey à Paris, édité par Yves Clarisse)

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  • M898407 le mardi 27 oct 2015 à 14:24

    Quand la médiocrité d'un individu le condamne à l'inaction et à la compassion permanente..... C'est dramatique d'en arriver là !

  • msoulie3 le mardi 27 oct 2015 à 13:25

    Il y a quelque chose d'indécent dans ce déploiement des gens de PARIS et dans des propos déplacés. Même JUPPE a pris la cravate "à la hollande". Tout cela est très triste et doit être respecté, mais pas utlisé pour "faire les pleureuses". F.H. n'a pas à meler sa campagne électorale à un drame personnel, ou alors il vient en personne privée, et non accompagné de sa garde ministérielle tout en noir avec des yeux rouges. Quelle bande d'hypocrites...

  • laydie le mardi 27 oct 2015 à 12:40

    Cette recuperation politico mediatique à retardement n'est pas digne d'un chef d'etatQu'il laisse les familles honorer leur proches dans le recueillement sincere, c'est deja assez dur pour elles