La France exige un cessez-le-feu à Gaza

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LA FRANCE "EXIGE" UN CESSEZ-LE-FEU RÉEL À GAZA
LA FRANCE "EXIGE" UN CESSEZ-LE-FEU RÉEL À GAZA

PARIS (Reuters) - La France "exige" un cessez-le-feu réel entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza et prône "l'imposition" d'une solution politique par la communauté internationale face à l'incapacité des deux parties à conclure une négociation de paix.

François Hollande a appelé à "agir" pour mettre fin aux "massacres" à Gaza en marge d'une cérémonie à Liège, en Belgique, pour commémorer la Première Guerre mondiale.

"Quand je vois ce qui se passe pour les Chrétiens d'Irak, les minorités en Syrie, les massacres tous les jours. Ce qui se produit également comme massacres à Gaza. Vingt six jours de conflit, nous devons agir", a dit le président français à des journalistes.

"Combien de morts faudra-t-il encore pour que s'arrête ce qu'il faut bien appeler le carnage de Gaza ?", a demandé de son côté le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius dans un communiqué publié lundi.

"La tradition d'amitié entre Israël et la France est ancienne et le droit d'Israël à la sécurité est total, mais ce droit ne justifie pas qu'on tue des enfants et qu'on massacre des civils", poursuit-il.

Le chef de la diplomatie française estime que le Hamas porte une "responsabilité écrasante dans cet engrenage macabre qui sert surtout les extrémismes" tout en rappelant que le secrétaire général des Nations unies a qualifié de "crime" le bombardement d'une école gérée par l'UNRWA, l'agence de l'Onu chargée de l'aide aux réfugiés palestiniens.

"C'est pourquoi nous soutenons, nous exigeons l'instauration d'un réel cessez-le-feu comme le propose l'Egypte et nous sommes prêts, en tant que Français et Européens, à concrètement y contribuer", ajoute Laurent Fabius.

Le bilan humain de "Bordure protectrice" frôle désormais les 1.800 morts (1.796) dans le territoire palestinien, en majorité des civils, selon les services de santé de l'enclave. Côté israélien, 64 militaires sont morts, auxquels s'ajoutent trois civils tués par des tirs de roquettes.

Le ministre français des Affaires étrangères va jusqu'à prôner une action décisive de la communauté internationale pour imposer la paix.

"Une solution politique est indispensable, dont les paramètres sont connus, et qui selon moi devra être imposée par la communauté internationale, puisque les deux parties, malgré d'innombrables tentatives, se sont malheureusement montrées incapables d'en conclure la négociation."

(Yves Clarisse, édité par Gérard Bon)

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  • LeRaleur le lundi 4 aout 2014 à 21:25

    Moi Président exige, il ne se prend pas pour la queue d'une poire. Par contre la poire on sait qui s'est.