La droite désapprouve "l'apartheid" de Valls, qui persiste

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LA DROITE DÉSAPPROUVE L'USAGE DU MOT "APARTHEID" PAR MANUEL VALLS
LA DROITE DÉSAPPROUVE L'USAGE DU MOT "APARTHEID" PAR MANUEL VALLS

PARIS (Reuters) - La droite a dénoncé mercredi les propos de Manuel Valls, qui a estimé que certains quartiers de France étaient victimes d'un "apartheid", les jugeant incompatibles avec "l'unité nationale" nécessaire après les attentats djihadistes du début du mois.

Interpellé lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale, le Premier ministre a persisté, estimant que le pays constatait "un processus de ségrégation, de ghettoïsation" dans certains quartiers, et "un apartheid territorial, social, ethnique" sur lequel naîtrait le djihadisme responsables des attentats qui ont fait 17 morts en France.

Pour l'ancien ministre UMP Laurent Wauquiez cependant, la France ne saurait être comparée à l'Afrique du Sud d'autrefois, où régnait "un racisme d'Etat".

"La France serait-elle raciste selon vous ? M. Le Premier ministre, la France n'est pas Soweto, la France n'est pas l'apartheid", a dit le député.

"Bien sûr il y a des difficultés, mais rien n'excuse l'intégrisme islamiste", a poursuivi Laurent Wauquiez, accusant Manuel Valls de prôner "la culture de l'excuse, qui conduit à cautionner la violence". "Vos propos ne sont pas compatibles avec l'unité nationale. La République n'a pas à s'excuser."

Persistant dans ses propos tenus la veille lors des voeux à la presse, Manuel Valls a mis en avant dans sa réponse son expérience d'ancien maire d'Evry, dans la banlieue parisienne.

"Je ne peux pas accepter, comme vous, qu'il y ait ces processus qui font qu'on entasse, et j'utilise ce mot, les mêmes populations, avec les mêmes origines et aujourd'hui avec les mêmes religions. Ça n'est pas ça, la France", a-t-il dit.

Le Premier ministre a dit l'importance d'engager plus de moyens pour rétablir "l'ordre républicain", rappelant les mesures contre le terrorisme annoncées mercredi lors d'une conférence de presse à l'Elysée.

Plusieurs ténors de droite ont, comme Laurent Wauquiez, désapprouvé le terme "apartheid".

Un mot "excessif" pour l'ex-Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin, qui a toutefois reconnu sur Europe 1 que "dans un certain nombre de quartiers, nous avons une situation où la République se trouve absente."

Sur RFI, l'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a désapprouvé le terme mais repris celui de ghetto "parce qu'il y a effectivement des quartiers, dans les zones dites sensibles, où le taux de chômage est de 24,5%".

Le socialiste Jean-Jacques Urvoas, pourtant proche de Manuel Valls, s'est lui aussi démarqué du Premier ministre.

"Je n'aurais pas choisi ce mot-là parce qu'il est connoté géographiquement et historiquement", a-t-il dit sur BFM TV. "Cela voudrait dire que la France a fait une partition de ses territoires."

(Elizabeth Pineau, avec Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

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  • V.BENACE le jeudi 22 jan 2015 à 12:26

    Cette querelle de mots est ridicule. Chacun cherche à se faire plus beau face à l'électeur....Si quelqu'un venait à affirmer que la bande de Gaza est un semi-camp de concentration, quelles seraient les réactions?

  • 445566ZM le jeudi 22 jan 2015 à 11:27

    a.guer, c'est facile de constater. Je pense que, pour que le problème ne s'aggrave pas il faut agir maintenant, en réduisant le flux des immigrés. L'inaction actuelle engendre nos problèmes futurs. Shengen aux orties, la France doit maîtriser ses frontières.

  • a.guer le jeudi 22 jan 2015 à 11:10

    cette fois c'est la droite qui fait preuve d'angélisme ! Valls a raison : dans plusieurs banlieues, les français d'origine sont partis, laissant la place aux immigrés qui s'assemblent selon leur communauté : apartheid, ghetto , les mots ont peu d'importance; le constat, lui, semble être fait pour la 1ère fois au niveau gouvernemental

  • 445566ZM le jeudi 22 jan 2015 à 11:08

    C'est amusant, les intervenants sur ce forum voyent les problèmes que la France engendre par son inaction, mais pas nos gouvernants. Les immigrés qui arrivent, n'ont, pour la plupart, jamais travaillé 8 heures par jour. Pouvons nous faire du social ? Il faut prevoir la maîtrise de nos frontières ! Le système français risque de s'ecrouler, plus vite que vous ne pensez !

  • renaud10 le mercredi 21 jan 2015 à 22:45

    Valls attaque car il pense que c'est sa seule voie de sortie. En effet son parti depuis des 10aines d'années a condamné la notion d'assimilation au pretexte que tout ce vaut. Son parti a tué l'Eglise, l'autorité, la transmission, la crédibilité des partis politique (avec les autes partis) et a donc laissé la place à des apprentis sorciers conscient ou non des dégats colossaux engendrés.

  • jlegras le mercredi 21 jan 2015 à 19:37

    Et qu'a-t-il fait pour lutter contre ça ? !

  • M3866838 le mercredi 21 jan 2015 à 18:41

    Voila le résultat d'une politique d'immigration excessive menée depuis des dizaines d'années.

  • Eledees le mercredi 21 jan 2015 à 18:20

    Evry étant pas loin, je peux dire que l'entassement que dénonce Valls est malheureusement une triste réalité

  • saggy le mercredi 21 jan 2015 à 18:15

    j'ai vu récemment, à la télé, un médecin refusant d'aller soigner dans ces quartiers chauds, pour cause de sévices, et Valls maire d'Evry, une ville à problèmes, ancien ministre de l'intérieur , semble sortir de l'œuf et découvrir tous ces problèmes vieux de 20 ans au moins !! quel foutage de gµeule !!

  • rodde12 le mercredi 21 jan 2015 à 18:14

    Pour l'exemple que monsieur Valls habite dans sa commune. L'apartheid c'est la fuite et non l'obligation de résider.