La dictée du "Point" #15 : le corrigé des "Baux à la mer"

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L'académicien Maurice Druon photographié devant l'Élysée, en octobre 2007.
L'académicien Maurice Druon photographié devant l'Élysée, en octobre 2007.

La dictée de la semaine (écoutez-la ici) est tirée des « Baux à la mer », de Maurice Druon. Voici l'extrait du texte original, ainsi que les deux paragraphes le précédant, pour la beauté de la langue.

Nous parcourions, à l'entour des Baux-de-Provence, le pays baussenc où de tout temps se sont succédé les poètes occitans. En quête d'un mas, tomba-t-il en ruine, qui convint à nos ressources pécuniaires, nous nous étions assuré l'aide d'un autochtone fringant, excellent, selon les ouï-dire et autres on-dit, aux affaires extravagantes, tels le drainage des résurgences dans les zones aquifères et l'asepsie des entreprises séricicoles. Nous croyions en l'effet convaincant de son esbroufe et de son bagout (ou bagou) pour le cas où nous louerions un gîte et conclurions un bail emphytéotique.

Le quidam nous mena, de cimes en thalwegs, jusque dans un vallonnement, au diable vauvert, où naguère il avait chassé à vau-vent, et où croissaient yeuses, myrtes et cytises, et des cistes agrippés au roc schisteux, et même un marronnier d'Inde aux thyrses violacés ou amarante.

Début de l'extrait lu pour la dictée

Un bâtiment décrépi s'élevait sur un terre-plein jonché de tuileaux rose pâle et de faîtières ébréchées. Une vieille catarrheuse sans appas, mais non sans acné, portant bésicles,...

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