La croissance japonaise revue en hausse au 2e trimestre

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HAUSSE DU PIB JAPONAIS DE 0,7% SUR LA PÉRIODE AVRIL-JUIN
HAUSSE DU PIB JAPONAIS DE 0,7% SUR LA PÉRIODE AVRIL-JUIN

par Tetsushi Kajimoto

TOKYO (Reuters) - L'économie japonaise a connu une croissance plus marquée qu'initialement estimé au deuxième trimestre 2016, selon des données officielles publiées jeudi, à la faveur notamment d'investissements et de stocks révisés en hausse, mais l'absence d'un moteur de croissance laisse entrevoir un manque d'élan sur le reste de l'année.

Le bureau du gouvernement japonais a précisé que, en rythme annualisé, le produit intérieur brut (PIB) avait augmenté de 0,7% sur la période avril-juin, contre une première estimation, remontant au 15 août, de 0,2%.

Les investissements, une composante clef du PIB, n'ont baissé que de 0,1% contre une première estimation de -0,4% et les stocks ont apporté 0,1 point de pourcentage à la hausse du PIB alors que les données du mois dernier avaient montré que la contribution de ce poste avait été négative.

La consommation des ménages, qui représente quelque 60% de l'activité économique, a augmenté de 0,2%, chiffre conforme à la première estimation.

Dans son ensemble, la demande intérieure a contribué à hauteur de 0,4 point de pourcentage à la croissance, contre une estimation initiale de 0,3 point.

Les exportations nettes, plombées par la vigueur du yen, ont de leur côté amputé le PIB de 0,3 point de pourcentage.

Selon les analystes, si la devise japonaise ne repart pas à la baisse et si la demande en provenance de l'international reste aussi atone, l'économie japonaise, la troisième mondiale, risque de faiblir d'ici la fin de l'année.

Les dernières données en matière de commere extérieur, de production industrielle ou encore de dépenses des ménages suggèrent toutes une détérioration de la conjoncture au troisième trimestre.

"L'économie devrait stagner en juillet-septembre et en octobre-décembre en l'absence d'un moteur de croissance. La hausse des revenus des ménages n'est pas suffisante pour doper la consommation et la vigueur du yen devrait peser lentement mais sûrement sur les exportations et les investissements", a noté Takeshi Minami, économiste en chef chez Norinchukin Research Institute.

Au vu de cette conjoncture déprimée, le gouvernement japonais a approuvé début août un programme budgétaire d'un montant de 13.500 milliards de yens (118 milliards d'euros) destiné à la relance économique sous forme de primes en faveur des ménages à faibles revenus et de dépenses d'infrastructures.

Et, de l'avis d'économistes interrogés par Reuters, la Banque du Japon (BoJ) devrait encie assouplir une politique monétaire déjà ultra-accommodante à l'issue de sa réunion de des 20 et 21 septembre.

(Julie Carriat et Benoît Van Overstraeten pour le service français)

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