La CGT à rebrousse-poil

le
0
Non, Philippe Martinez ne s'est pas laissé pousser la moustache pour devenir secrétaire général de la CGT. 
Non, Philippe Martinez ne s'est pas laissé pousser la moustache pour devenir secrétaire général de la CGT. 

On avait tout lu sur lui (et lui aussi) : qu?il était « dur », qu?il était « mou », qu?il incarnerait une « vieille CGT » qu?il virerait ses camarades tauliers de Montreuil. Quelle déception : Philippe Martinez, le secrétaire général du premier syndicat français, est? normal ! Normal, non pas au sens « hollandien », normal au sens cégétiste. Le souffle combatif. La langue antilibérale. Les idées rouges. « Je milite en étant détendu », suggère l?intéressé.

Argumenter, argumenter...

Jean noir, veste noire, sac à dos vissé à l?épaule, Philippe Martinez, élu leader CGT après deux scrutins, se confie en marge d?un déplacement en Moselle, mardi 16 juin. Quatre mois qu?il est aux commandes d?un navire pris dans la tempête fin 2014, avec l?affaire de l?appartement Lepaon? Le nouveau capitaine doit fixer le cap d?une organisation déboussolée depuis le départ de Bernard Thibaut, en 2013. Avec les membres de la direction confédérale, Philippe Martinez est engagé dans un tour de France de 2 000 syndicats maison. Parfois, le secrétaire général griffonne leurs réflexions sur une feuille. « Vous avez remarqué que je prends des notes, mais que je distille à la fin quelques messages? » Cette tournée préparatoire ressemble à une campagne électorale puisque le prochain congrès de la CGT se tiendra en avril 2016 à Marseille. Mais quand on lui demande s'il sera candidat, il...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant