La baisse de l'impôt des ménages irait aux classes moyennes

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BAISSE DES IMPÔTS SANS DOUTE POUR LES CLASSES MOYENNES
BAISSE DES IMPÔTS SANS DOUTE POUR LES CLASSES MOYENNES

PARIS (Reuters) - La baisse de la fiscalité promise aux ménages par François Hollande pour 2017 serait limitée à un milliard d'euros au maximum et prendrait la forme d'une "ristourne" de l'impôt sur le revenu pour les classes moyennes, rapporte le journal Les Echos à paraître mardi.

"Selon nos informations, la piste qui tient la corde est celle d'une baisse forfaitaire de l'impôt sur le revenu pour les classes moyennes, comme cela avait été le cas en 2014", écrit le journal.

"Le sujet doit encore être évoqué jeudi matin lors d'un entretien entre le Premier ministre et le président de la République, si bien que les lignes peuvent encore bouger d'ici là. Mais il semble qu'à ce stade, les autres options à l'étude - celles d'une hausse de la prime d'activité ou d'une baisse de CSG (contribution sociale généralisée) pour les retraités - soient écartées".

"Pour l'instant, le gouvernement travaille sur un geste fiscal d'environ un milliard d'euros, voire moins", indiquent Les Echos en soulignant que c'était la conséquence d'une croissance moins forte qu'envisagée un temps pour 2017.

En juin, puis lors de son interview traditionnelle du 14-juillet, François Hollande avait évoqué une baisse de la fiscalité des ménages de l'ordre de deux milliards d'euros dans le cas où la prévision de croissance serait relevée à 1,7% pour 2017.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a indiqué fin août que le gouvernement s'en tiendrait à une prévision de 1,5% pour 2017, comme pour 2016, l'impact du Brexit ayant amené les économistes à revoir en baisse leurs anticipations pour la croissance à venir dans les pays européens.

Le ministre de l'Economie et des Finances, Michel Sapin, avait averti la semaine passée qu'il fallait cesser "de parler de deux milliards".

"Nous sommes en train de regarder à l'intérieur des données actuelles quelles sont les marges", avait-il dit en réaffirmant l'objectif d'un déficit public ramené sous 3% du PIB en 2017.

Parmi les options envisagées, "c'est celle d'une réduction d'impôt forfaitaire sur les revenus de 2016 qui serait privilégiée, sur le modèle de la baisse d'impôts de l'été 2014", indiquent encore Les Echos.

Le journal rappelle que les contribuables dont le revenu était inférieur à 1,1 smic par tête avaient alors bénéficié d'une ristourne, jusqu'à 350 euros (pour un célibataire) ou 700 euros (pour un couple). La mesure avait bénéficié à quatre millions de ménages pour un coût total de 1,3 milliard d'euros.

(Yann Le Guernigou, édité par Nicolas Delame)

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  • vlatour1 il y a 3 mois

    La technique a fait ses preuves : ils commencent par augmenter énormément les impots puis royal ils font des gestes. Ils voudraient faire mieux mais non pas réduire le mal ils continuent à déclarer que c'est la faute à la croissance au brexit (tiens c'est nouveau ça) à la belle mère mais pas à leurs incapacité à générer de la valeur. Pitoyable quand même

  • aiki41 il y a 3 mois

    Et en 2017, augmentation des impôts en nous expliquant qu'ils ne peuvent pas faire autrement pour équilibrer les comptes. En 2017, il y aura encore beaucoup de désillusions parmi ceux qui votent encore pour ces personnages croyant toujours et toujours leurs promesses.