L'UMP, ce champ de ruines

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Après la démission de Jean-François Copé de la présidence de l'UMP, l'installation d'un triumvirat Raffarin-Fillon-Juppé compliquera la tâche de Nicolas Sarkozy pour revenir dans le jeu politique.
Après la démission de Jean-François Copé de la présidence de l'UMP, l'installation d'un triumvirat Raffarin-Fillon-Juppé compliquera la tâche de Nicolas Sarkozy pour revenir dans le jeu politique.

Une semaine après la démission de Jean-François Copé, l'UMP reste un champ de bataille. Qui va diriger le parti ? Dans quelles conditions l'élection du prochain patron de l'UMP aura-t-elle lieu ? Ce dernier pourra-t-il être candidat à la présidentielle ? Autant de questions que les chapeaux à plumes vont devoir trancher au plus vite pour remettre le parti en ordre de marche après le séisme de l'affaire Bygmalion.

En attendant la prochaine réunion du bureau politique statutaire, le mardi 10 juin, deux camps s'affrontent. Le premier est conduit par Jean-Pierre Raffarin, François Fillon et Alain Juppé, un trio désigné pour assurer l'intérim à la tête du parti dès le 15 juin, jusqu'à la prochaine élection du président de l'UMP en octobre. Le second - emmené par Jean-François Copé - est composé de copéistes et de sarkozystes. "Ce triumvirat n'est pas conforme aux statuts de notre parti", juge en effet Copé, appelant au respect de l'article 22 alinéa 5 des statuts qui affirme que le vice-président de l'UMP - en l'occurrence, Luc Chatel - doit assurer l'intérim.

Mardi 10 juin, la quarantaine de membres du bureau politique statutaire sera donc appelée à voter pour trouver une solution à ce casse-tête. Avant de se prononcer, ils seront priés d'écouter Anne Levade, présidente de la haute autorité de l'UMP, garante du respect des statuts approuvés par 93 % des adhérents en juin 2013. "On aurait dû choisir un chef de parti par...

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